À quelques jours des élections municipales, l'affaire de la tête de cochon accrochée aux grilles de la résidence du maire de Nice, Christian Estrosi, prend une nouvelle tournure. Deux personnes ayant des liens avec les suspects tunisiens mis en examen ont été interpellées, soulevant des questions sur des manipulations possibles.
Il y a plus de dix jours, une tête de cochon, accompagnée d'un symbole controversé et d'un slogan offensant, a été retrouvée, entraînant une onde de choc au sein de la communauté. D'après Le Parisien, un proche du couple Estrosi, reconnu dans le secteur du marketing digital et de la communication, a été placé en garde à vue pour avoir entretenu des contacts avec deux ressortissants tunisiens, âgés de 36 et 38 ans, déjà incarcérés pour « violences aggravées envers un élu public » ainsi que d'autres accusations graves.
Ces deux hommes, qui contestent fermement toute implication, auraient été identifiés comme membres d'un groupe de quatre individus filmés dans un véhicule avant l'incident. Les enquêtes sur la vidéosurveillance ont révélé un contact direct entre l'un des suspects et une collaboratrice du maire, recrutée pour améliorer sa notoriété en ligne.
Une manipulation qui soulève des interrogations
Christian Estrosi, déjà éprouvé par les sondages face à son rival Éric Ciotti, a qualifié cet incident de « barbouzerie inédite », évoquant une tentative d'infiltration malveillante. La détention d'un collaborateur proche jette une ombre sur sa campagne, d'autant plus qu'il a été vu avec les deux suspects à plusieurs reprises.
Mercredi dernier, un second individu, né en 1947 et ex-policier de la Direction de la surveillance du territoire (DST), a été placé en garde à vue. Cet homme, qui se présente comme détective privé et auteur d'un ouvrage sur ses expériences dans le renseignement, dispose de contacts en Tunisie. Son arrestation vient corroborer les thèses de manipulation évoquées autour de cette affaire complexe.
Les experts politiques, comme le professeur de science politique Jean-Pierre Dubois, soulignent que cette affaire pourrait avoir des répercussions sur les électeurs, car elle soulève des préoccupations sur la transparence et l'intégrité des campagnes électorales à l'approche de ce scrutin crucial.







