En difficulté pour sa réélection, le maire de Nice, Christian Estrosi, fait face à de graves accusations portées par Juliette Chesnel-Le Roux, candidate EELV-PS-PCF. Selon elle, Estrosi aurait tenté de l'acheter pour réduire la menace d'Éric Ciotti, qui a remporté le premier tour des élections avec une large avance.
Avec un potentiel de perdre son poste après des années de règne, Estrosi, déjà distancé au premier tour par son ancien allié Ciotti, n'hésite pas à user de stratagèmes, selon plusieurs sources. Le journal Nice-Matin rapporte que des pressions ont été exercées sur Chesnel-Le Roux pour qu'elle accepte des postes de prestige, incluant une présidence à l’Opéra ou de Côte d’Azur Habitat.
"Il a essayé de nous acheter avec des propositions. Nous n'avons même pas pris la peine de nous rendre au rendez-vous, c'était inacceptable," a déclaré Chesnel-Le Roux lors d'une conférence de presse. Son refus de ces offres témoigne de sa ferme opposition à la corruption, réaffirmant : "On ne m'achète pas". Pour rappel, Éric Ciotti a obtenu plus de 43 % des voix, tandis qu'Estrosi a à peine dépassé les 30 %.
Ces allégations de corruption ne sont pas seulement des mots, elles soulèvent des questions essentielles sur l'intégrité des processus électoraux et la capacité d'Estrosi à gouverner. L'issue de cette élection pourrait fortement influer sur le paysage politique de Nice et au-delà, car de nombreux citoyens scrutent cette affaire avec la plus grande attention.







