La deuxième ville de France a tranché : la gauche conserve son emprise sur Marseille lors du second tour des municipales. Benoît Payan, maire sortant, a remporté cette élection avec 54,34% des voix, devançant ainsi Franck Allisio du Rassemblement national, crédité de 40,30%. Martine Vassal, candidate de la droite, a obtenu 5,36%, ce qui l'éloigne des premières places.
Payan, qui avait pris ses fonctions de manière inattendue après la démission de Michèle Rubirola, a su tirer profit de la dynamique favorable créée par le retrait de Sébastien Delogu de La France insoumise, qui avait réalisé 11,94% au premier tour. Ce retrait significatif a contribué à consolider le soutien envers l’actuel maire, comme le souligne Le Figaro.
Payan a dominé dans les 1er, 2e, 3e, 4e, ainsi que dans les quartiers du 14e au 16e, correspondant aux « quartiers nord » de la ville. En revanche, Allisio a su mobiliser les électeurs dans les arrondissements est, du 8e au 13e.
Les conseils de secteur suivent une tendance similaire : bien que la gauche ait obtenu la majorité dans plusieurs secteurs, le RN a conservé des positions importantes, notamment dans les 5e, 6e et 7e secteurs. Cependant, le 7e secteur a basculé vers la gauche, marquant ainsi un changement notable dans le paysage politique de la ville.
Cette élection met en lumière les tensions politiques existantes et les dynamiques électorales à Marseille. Les experts notent que le choix des électeurs pour la gauche pourrait être interprété comme un rejet des politiques de droite, un sentiment partagé par plusieurs commentateurs politiques sur Le Figaro. La gauche semble donc, pour l’instant, naviguer dans une dynamique positive, tandis que le RN continue de faire des percées.







