Jeudi dernier, la gendarmerie du Luc-en-Provence a mené une opération surprise dans un élevage illégal situé dans les bois de Flassans-sur-Issole, non loin de Brignoles. Cette intervention a permis le sauvetage de 823 animaux, incluant 237 chiots de race border collie, tous placés sous la protection d'associations dédiées.
Ce démantèlement fait suite à de nombreux signalements provenant de vétérinaires et d'associations de défense des animaux, alertant sur des ventes de chiots en grande difficulté comportementale. Les enquêteurs ont ainsi pu établir que ces animaux étaient souvent mis en vente sur des plateformes en ligne telles que Le Bon Coin, révélant l'existence d'un élevage non régularisé.
Un premier contrôle, effectué le 2 février dernier, avait déjà mis en lumière la mauvaise condition de vie des animaux, dont l'alimentation se révélait insuffisante et les installations souvent insalubres. Les conditions de vie étaient en effet jugées «manifestement incompatibles» avec les besoins fondamentaux des animaux, signalent les agents de la DDPP.
En parallèle, une enquête judiciaire ouverte par le parquet de Draguignan a ciblé des infractions telles que l’exercice illégal de la profession d’éleveur, le abandon d'animaux et des sévices graves. Le couple dirigeant l’élevage a été entendu et pourrait faire l'objet de poursuites judiciaires.
Pour accomplir cette opération de sauvetage, la gendarmerie a mobilisé d'importants moyens logistiques, dispersant les 823 animaux - composés de chiens, lapins, pigeons, chèvres, cochons, pintades, poules et perruches - dans diverses associations de protection à travers la France.
Cette affaire montre une fois de plus l'importance d'une vigilance accrue face aux réseaux d'élevage illégaux et la nécessité de protéger les animaux en détresse. Des experts en protection animale affirment que ce type d'opération est crucial pour garantir le bien-être des animaux dans notre société.







