Réélu avec 56,44 % des voix, le maire socialiste de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, n’a pas caché son mécontentement. Après avoir été absent sur l'affiche célébrant l'élection de plusieurs maires par le Parti socialiste, il a exprimé son sentiment d'avoir été « invisibilisé ». Auparavant, lors du premier tour, il avait déjà fait part de sa contrariété, étant pourtant présent sur les premières affiches du PS.
Le montage posté sur Instagram pendant la nuit présente les visages de 52 maires élus, tels que Benoît Payan à Marseille ou Emmanuel Grégoire à Paris. Le PS cherche à souligner qu'il demeure la principale « force de gauche » en France.
Karim Bouamrane, le maire réélu de Saint-Ouen-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), a réagi sur X, se félicitant d'avoir des camarades figurant sur cette affiche, tout en adressant des "pensées fraternelles à ceux qui sont invisibilisés". Il a également ajouté, ironisant sur Olivier Faure, le leader du PS : "Merci pour la force, le soutien et le respect", rappelant ainsi qu’il avait été l’un des figures de l'opposition à la direction durant le dernier Congrès du parti.
Quatre minutes de retard
Le maire n'en est pas à sa première polémique. Une semaine auparavant, il avait déjà fait une déclaration similaire sur ses réseaux sociaux après avoir constaté son absence sur une autre affiche du PS : "Soutien à tous mes camarades qui sont sur cette affiche. Pensées fraternelles à ceux qui sont invisibilisés".
Cependant, il s’avère qu’au moment où cette plainte a été publiée, une autre affiche, où il figurait, a été mise en ligne seulement quatre minutes plus tard. Le PS a en effet élaboré plusieurs visuels en raison du grand nombre de candidats socialistes arrivés au second tour. Depuis, Bouamrane n’a pas mis à jour son message initial.
Dimanche, lors du second tour, Karim Bouamrane a remporté les élections avec 56,44 %, face à Manon Monmirel de La France Insoumise, qui a obtenu 28,2 %, et William Delannoy, ancien maire UDI, avec 15,35 %. Le résultat illustre la solidité de sa position au sein de la ville, mais aussi les tensions croissantes au sein du parti qui pourraient influencer son avenir politique.







