Donald Trump, souvent perçu par certains médias comme un personnage un peu farfelu, révèle peut-être un sens stratégique surprenant en matière d'énergie. En annonçant des "discussions très positives" avec l'Iran, alors que le conflit est à son 24e jour, il apaise les marchés financiers et contribue à une baisse des prix du pétrole.
L'énergie, dans notre monde moderne, est un enjeu central. Des œuvres de fiction illustrent automatiquement ce que notre société pourrait devenir sans cette ressource, allant jusqu'à nous ramener à un état primitif. Certains, comme les survivalistes, anticipent ces dérives et se préparent à des scénarios d'apocalypse.
Une expérience de retour aux sources
Il y a plus de cinquante ans, j'ai rencontré un homme qui vivait de manière quasi autarcique, coupé de l'énergie moderne : bougies pour s’éclairer, puits pour l'eau, chauffage au bois, sans téléphone ni télévision – un véritable retour en arrière. Cette existence, que certains écologistes souhaitent promouvoir, semble pour beaucoup désolante.
Depuis le début de l'ère industrielle, il est indéniable que l'énergie a permis de réaliser le rêve de l'humanité : améliorer l'espérance de vie, éradiquer des maladies et diminuer la famine dans les pays développés. En somme, l'énergie a façonné nos conditions de vie, y compris notre liberté individuelle. Prométhée, dans la mythologie, est celui qui a volé le feu, un symbole éclairant de l'importance de l'énergie.
Il est donc clair que celui qui contrôle l'énergie contrôle aussi le monde. La nature de cette énergie varie : bois, charbon, éolien, hydraulique, pétrole, et même solaire. Les scientifiques continuent de chercher de nouvelles sources d'énergie, avec l'électricité comme produit final prisé.
Le pétrole en première ligne
Malgré une probabilité d'évolution vers des énergies renouvelables, le pétrole et le gaz naturel représentent encore environ 60 % du mix énergétique global, avec 25 % produits par le charbon. Même si des initiatives comme celle de la Deutsche Bahn, qui utilise des éoliennes, existent, les hydrocarbures restent prédominants. Les normes strictes imposées par les institutions européennes ne changent guère cette réalité.
La terreur du "Peak Oil", ce moment où la production d'hydrocarbures commencera à décroître, a alimenté des craintes touchant à la lutte contre le réchauffement climatique. Ce phénomène est toutefois difficile à communiquer au public, en partie à cause des conditions climatiques extrêmes observées. Steven Koonin, ancien conseiller d’Obama, note dans son livre *Climat, la part d’incertitude* que les causes anthropiques du changement climatique ne sont pas encore prouvées scientifiquement de manière irréfutable.
La réalité des hydrocarbures
Face à cette réalité, l'engouement pour les voitures électriques stagne, et les consommateurs se montrent moins curieux à leur égard, surtout si un soutien gouvernemental n’est pas présent. Les véhicules de construction et les avions électriques, encore à l'état de projet, n’ont pas encore vu le jour en pratique. L'idée d'un pic pétrolier reste incertaine quant à son calendrier d’occurrence, mais il demeure un sujet de préoccupation à long terme. En attendant, le sage conseil de Trump résonne : forez, forez, forez !
Cela revient à confirmer que celui qui contrôle l’énergie, maîtrise le monde, une dynamique qui perdurera probablement dans un avenir prévisible.
Le président Trump semble avoir perçu le fil rouge de cette réalité. Réputé parfois pour ses démarches controversées, ses lignes de pensée pourraient être interprétées comme une vision d'un futur qu'il considère essentiel à l'Amérique. Selon certaines analyses, sa réflexion pourrait être aussi brillantes que celle d'Einstein.
Un siècle auparavant, l’essor pétrolier, particulièrement marqué par la découverte à Titusville en 1859, a été propulsé par des géants comme la Standard Oil et la Royal Dutch Shell, qui ouvraient la voie à une domination mondiale au travers du pétrole. Les champs pétrolifères d'Arabie et d'Iran en sont des exemples frappants.
Accords de pouvoir
L'accord d'Achnacarry, signé en 1928, a marqué un tournant significatif en mettant fin aux rivalités entre les géants du pétrole, créant ce que l'on appelle le Grand Cartel, dominant l'énergie mondiale durant toute une époque.
Le traité de Quincy, garantissant le soutien militaire américain en échange de l'accès aux ressources pétrolières, témoigne bien des réalités géopolitiques complexes. Les compagnies pétrolières ont évolué, réduites à un petit nombre aujourd'hui, mais elles conservent un pouvoir significatif sur le marché mondial.
Pour assurer la survie et la grandeur des États-Unis face à des mouvements globalisateurs, Trump semble miser sur la suprématie pétrolière anglo-saxonne. Alors que les nations comme la Russie peinent dans leur situation géopolitique actuelle, cette dynamique semble favoriser un repli sur les ressources et les alliances historiques.
En attendant, pour l’avenir, la question reste : qui tient le pétrole, tient le monde.







