Des infiltrations d’eau persistent depuis deux ans au sein de la résidence Le Loft, à Golfe-Juan, en Alpes-Maritimes. Douze propriétaires, qui ont acquis des appartements sur plan, se retrouvent avec des biens dévalués, sans que le syndic ni le promoteur aient pris les mesures nécessaires pour remédier à la situation.
"La première inondation a eu lieu le 19 août 2024, un mois après ma prise de possession des lieux," raconte Dominique Lemercier, l’un des résidents concernés. Située à quelques pas du centre-ville, cette résidence souffre d’importantes infiltrations d’eau. Selon Nice-Matin, une toiture défectueuse et une terrasse mal étanchéifiée seraient à l’origine de ces désagréments, qui se reproduisent à chaque épisode pluvieux. En février dernier, une tempête de grêle a même causé des dégâts considérables dans la cuisine d’un autre résident, Hervé, endommageant une poutre porteuse. Selon Dominique, l’eau stagne au bas de l’immeuble au lieu d’être évacuée, provoquant parfois des surpressions dans les canalisations, jusqu’à les faire "exploser".
Deux ans de démarches et toujours rien
Depuis presque deux ans, ces propriétaires se battent pour obtenir des réparations sur leurs appartements neufs, désormais fortement dépréciés. Ils ont adressé des photos, des courriers recommandés et des constats d’huissier, en vain. Bien que la garantie de parfait achèvement, qui impose à l’entrepreneur de réparer les malfaçons signalées durant l’année suivant la réception des travaux, aurait dû être mise en œuvre, rien n’a été fait.
Le syndic de copropriété est également critiqué pour son inaction : il n’aurait pas engagé de poursuites contre le promoteur dans les temps impartis. Contacté, le syndic admet que la situation s’est "complexifiée" après l'expiration de la garantie, tout en affirmant travailler à sa résolution. Ils ont déclaré avoir mis en demeure les entreprises de construction dès février 2025, mais sans succès.
Les devis pour la remise en état de la toiture s'élèvent à environ 19 000 euros. Éprouvés, Dominique et Hervé ont décidé de mandater un avocat qui a formellement mis en demeure le syndic d'engager les travaux nécessaires.







