« Je sais contre qui je me bats, je sais comment je me bats ». En janvier dernier, Amine Kessaci se confiait à 20 Minutes sur son engagement en faveur du maire sortant, Benoît Payan. Ce mercredi, il a été nommé 4e adjoint à la mairie de Marseille, en charge de la jeunesse, de la citoyenneté et de l’engagement.
Militant écologiste très engagé, Kessaci lutte contre le narcotrafic depuis le meurtre de son frère, Brahim, en 2020. Dès janvier, il avait intégré la liste du Printemps Marseillais pour les élections municipales, aspirant à faire de Marseille une « vitrine dans la lutte contre le narcotrafic ». Dans ce cadre, il prône un « véritable accompagnement des familles victimes », tout en voulant offrir des opportunités de « dépaysement » aux jeunes souhaitant échapper aux réseaux criminels.
Une lutte à mort
Fondateur de l’association « Conscience », Amine Kessaci a été frappé de nouveau par la tragédie avec l’assassinat de son frère Mehdi en novembre dernier. Ce dernier, âgé de 20 ans et sans lien avec le trafic de drogue, a été tué en plein centre-ville de Marseille dans ce qui a été qualifié d'« assassinat d’avertissement » par la presse locale. Le crime, soupçonné d'être lié à la DZ Mafia, a créé une onde de choc dans la ville, suscitant une réaction d'indignation et de soutien au sein de la communauté. Plusieurs enquêtes se poursuivent, avec des mises en examen récentes, selon La Provence.
Dans un contexte de campagne marquée par des menaces, Kessaci a affirmé que son combat contre le narcotrafic est « une lutte à mort », nécessitant une vigilance constante. Son engagement en tant qu’adjoint est salué par de nombreux citoyens et militants qui voient en lui un symbole d'espoir et de changement pour la jeunesse marseillaise.







