Selon une étude récente de l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), la consommation quotidienne de la cigarette électronique chez les lycéens français a connu une hausse significative entre 2018 et 2024, passant de 2,8% à 6,8%. Ce phénomène est observé tant chez les filles que chez les garçons, ce qui soulève des questions sur l'influence des stratégies marketing ciblant les jeunes.
L'analyse indique que l'augmentation est plus marquée chez les lycéens des établissements professionnels, où la consommation quotidienne atteint 11,1%, contre seulement 5,3% chez ceux des lycées d'enseignement général et technologique (LEGT). Depuis quinze ans, un déclin de l'usage du tabac a été observé, mais un nombre croissant de jeunes explore l'utilisation de la cigarette électronique, illustrant un changement dans les habitudes de consommation.
En 2024, 46% des lycéens avaient expérimenté la cigarette électronique, une augmentation par rapport aux 35,1% enregistrés en 2014. Les filles sont particulièrement touchées par ce phénomène, avec 48,7% d'entre elles ayant essayé ces dispositifs, contre 43,2% des garçons.
Notons également qu'il existe une différence marquée entre les lycées professionnels et les LEGT, où les taux d'expérimentation ont grimpé respectivement de 36,8% à 58,7% chez les premiers, tandis que les seconds sont passés de 34,2% à 41,5% sur la même période.
L'étude souligne le rôle des "puffs", ces cigarettes électroniques jetables qui seront interdites en vente en février 2025, représentant une part significative des expériences des jeunes avec la cigarette électronique. Près de 85,5% des lycéens ayant expérimenté ces dispositifs ont testé des "puffs".
Par ailleurs, la tendance à utiliser la cigarette électronique sans tabac devient plus fréquente : seulement 0,8% des lycéens fumaient exclusivement des cigarettes électroniques en 2018, un chiffre qui a atteint 4% en 2024. En revanche, la consommation quotidienne de tabac seul a chuté, passant de 15,5% en 2018 à 2,9% en 2024.







