À Antibes, une femme d’une soixantaine d’années, Eline, et son fils Jonathan, âgé d’une trentaine d’années, ont trouvé refuge dans le parking d’un club de tennis. Cela fait maintenant plus de quatre mois qu'ils y dorment, suite à leur expulsion de leur logement, sans perspective de solution d’hébergement. Leur vieux véhicule, une Clio 2 bleue, est à peine aménagé, avec quelques protections en guise de fenêtres pour se protéger du soleil brûlant.
Des nuits difficiles sous le ciel d'Antibes
Poussé par un besoin d'évasion et de sécurité, Eline partage son quotidien difficile : "On est tout le temps aux aguets, il y a peu d'air, et nous craignons constamment les agressions". Sa santé fragile, notamment son diabète, ajoute à l’inquiétude de son fils, qui travaille en CDD mais peine à trouver un logement à cause de sa situation précaire : "Les propriétaires cherchent des garanties que nous ne pouvons pas fournir. Il leur faut souvent un CDI et six mois d'affiliation pour même envisager notre candidature". Selon le journal local, Le Monde de l'Information, leur inadéquation avec les critères requis pour un logement d’urgence est déchirante et augmente leur vulnérabilité.
La municipalité d'Antibes et le Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) ont été alertés de leur situation critique. Une maraude sociale a été mise en place et un rendez-vous est programmé pour leur venir en aide. En attendant, des gestes de solidarité se multiplient, notamment grâce à la sensibilisation sur les réseaux sociaux. Un restaurateur du tennis a offert un repas, illustrant une belle humanité dans une mer d’indifférence.
Moktar, un ami d'Eline et Jonathan, témoigne de leur désespoir : "Je fais tout ce que je peux avec mes maigres moyens. Chaque jour, j'essaie d'être là pour eux". Malgré le soutien de la communauté, Eline et Jonathan restent conscients de la nécessité urgente de trouver un logement, surtout face à l'arrivée de la chaleur estivale. La recherche d’un toit devient inéluctable pour cette famille dans l’espoir d'une vie meilleure, loin de la précarité qui les accable depuis trop longtemps.







