Mercredi 29 avril, la place de la Vertu au cœur du centre historique de Périgueux a accueilli un nouveau venu. Une majestueuse sculpture en bois représentant le Coulobre, un être mythique souvent décrit comme un dragon, a été fixée sur cette place emblématique. Inspirée des légendes locales, cette œuvre vise à raviver la magie des récits fondateurs de la ville tout en offrant un espace ludique pour les enfants.
La sculpture a été réalisée par deux artistes, Jean-Christophe Robin, menuisier d'art, et Manon Cherpe, sculptrice, dont les compétences se sont conjuguées pour donner vie à cette pièce imposante de 3,5 mètres de long et pesant entre 250 et 300 kilos. Selon les intéressés, l'idée a émergé de leur formation commune à l'École supérieure d'ébénisterie d'Avignon. Manon Cherpe déclare : "Nous voulions créer quelque chose d'amusant et accrocheur, et le Coulobre semblait idéal pour cela !"
Cette création a été réalisée grâce à un budget de 13 500 euros attribué dans le cadre de la démarche de budget participatif 2025. Ce programme a également permis la réalisation de 22 autres projets, ayant pour objectif de dynamiser la vie locale. Parmi les projets primés, l’on trouve l'aménagement d'espaces publics, comme l’installation d'un parcours santé au parc de la Source et l'agencement d'un auvent sur la façade du Moulin du Rousseau.
Le Coulobre ne se contente pas d'être une simple sculpture. En effet, il est conçu pour stimuler la motricité et l'imagination des enfants, faisant le lien entre art et pédagogie. Comme l’indique la mairie de Périgueux, "Cette œuvre constitue un espace de jeu tout en étant ancrée dans la tradition culturelle locale. Elle invite les enfants de 3 à 12 ans à développer leur équilibre et leur créativité."
Cette initiative culturelle s'inscrit dans un projet plus vaste, faisant revivre la légende de Saint Front, une figure emblématique de l'histoire périgourdine. Selon la tradition, ce saint aurait combattu un dragon dans la ville antique, un récit qui symbolise la transition du paganisme vers le christianisme. Une plaque explicative accompagne l'installation, permettant ainsi à chaque visiteur de s'imprégner de cette mémoire collective.
Les artisans ont privilégié des matériaux locaux pour la construction de cette œuvre. Jean-Christophe Robin souligne l'importance de la qualité des matériaux : "Nous avons utilisé du bois d'if, reconnu pour sa durabilité, ce qui permettra à la sculpture de traverser le temps." Cette démarche écologique reflète également le souci de pérenniser l'héritage culturel dans l'espace public.







