Le Valence Romans Drôme Rugby a annoncé ce mercredi le départ de son manager, Fabien Fortassin, à l'issue de la saison. Avec un parcours de trois ans au club, il s'apprête à rejoindre le CA Brive, un choix qui laisse les supporters déçus.
Dans un tout autre registre, 83 personnes à travers la France sont tombées dans les filets d'une vaste escroquerie orchestrée depuis Annonay. Le tribunal de Privas a récemment condamné un homme de 41 ans, originaire de l'Ardèche, à trois ans de prison ferme, assortis de dix ans d'interdiction de gérer une entreprise. Ce dernier n'était qu'un élément d'une chaîne bien plus complexe. Les victimes de cette escroquerie soigneusement orchestrée ont fait part de leurs expériences éprouvantes devant le tribunal.
Honte de s'être fait avoir
Parmi les victimes se trouve Axel, un homme qui éprouve encore de la douleur face à cette situation : "Je rembobine sans cesse, me demandant pourquoi j'ai agi de la sorte. C'est une douleur intérieure". Cinq ans plus tôt, il décide d'acheter une Golf 8. La société semble légitime, avec un compte bancaire vérifié et un responsable parlant de manière convaincante au téléphone. Malgré sa méfiance naturelle, il verse un acompte de 3.900 euros. Un bon de commande est signé, une date de livraison fixée, mais le jour de la remise, personne ne se présente et "le téléphone ne sonnait plus".
Comme lui, ils sont 83 à avoir été pris au piège dans cette arnaque. Parmi les victimes présentes à l'audience, Romain, originaire des Bouches-du-Rhône, raconte sa mésaventure. Ayant déboursé 3.690 euros pour une Mercedes, il confie : "C'est une somme importante, des économies de longue haleine. La honte d'avoir été dupé m'a poussé à consulter un médecin, et j'ai même dû prendre des somnifères pour trouver le sommeil". Malheureusement, la vente de sa précédente voiture et l’absence de la nouvelle ont obligé sa famille à annuler leurs vacances.
Des victimes ont même dû recourir à des crédits pour financer l'achat d'une voiture, et l'une d'elles a payé jusqu'à 57.000 euros. Au total, les montants à récupérer oscillent autour de 300.000 euros. Cette situation soulève des questions cruciales concernant le recouvrement. Selon Me Coralie Vignal, avocate de certaines parties civiles, "le prévenu est très probablement insolvable, ce qui rendra le recouvrement compliqué. Bien qu'il existe des fonds de garantie, il est peu probable que les victimes récupèrent l'intégralité des sommes perdues". À cela s'ajoutent plus de 560.000 euros de fraude liés à la TVA et à l'impôt sur les sociétés.







