Les forces de gendarmerie ont mis un terme à une grande fête non déclarée, connue sous le nom de «free party», qui s'est déroulée dans la commune de Trigance, au cœur du parc naturel du Verdon. La préfecture du Var a déployé un important dispositif pour mettre fin à cet événement rassemblant environ 150 participants.
Ce rassemblement se déroule alors qu'une autre «free party» au Cher attire des milliers de personnes depuis plusieurs jours. «Le samedi soir, un rassemblement musical illégal a été détecté et 150 personnes, accompagnées d'une cinquantaine de véhicules, étaient présentes», a indiqué le préfet du Var dans un communiqué. Ce dernier a rappelé que tout rassemblement festif de caractère musical non déclaré est interdit par arrêté préfectoral, renforçant ainsi l'ordre public dans la région.
Les gendarmes ont interrompu la musique à midi et, au total, 59 sanctions ont été décidées, principalement pour des infractions concernant le stationnement et la circulation. Une personne a même été placée en garde à vue pour des soupçons de trafic de stupéfiants. Pour cette opération, 25 gendarmes ont été mobilisés.
Cette action s'inscrit dans un contexte plus large de répression des «free parties» dans le Var, où la préfecture a déjà annoncé des interventions similaires à Baudinard-sur-Verdon et Ginasservis. Dans ces cas, des verbalisations avaient également été effectuées pour des violations d’arrêtés et consommation de drogues.
Les «free parties», qui trouvent leurs origines dans les années 1990 en France, sont souvent organisées dans des lieux isolés. Bien que de nombreuses fêtes se déroulent sans problèmes, elles sont parfois émaillées de nuisances sonores et de comportements répréhensibles. Ces événements mobilisent ainsi des ressources importantes des services d’urgence et de sécurité.
Face à cette situation, l'Assemblée nationale a récemment voté des sanctions renforcées pour les organisateurs d'«free parties» non déclarées, qui pourraient encourir des peines allant jusqu'à six mois d'emprisonnement et des amendes de 30 000 euros. Le projet de loi doit encore être examiné par le Sénat.







