Les opérations de démantèlement de la centrale nucléaire de Fessenheim, située dans le Haut-Rhin, ont été officiellement approuvées par le gouvernement. Un décret publié le 1er mai, signé par le Premier ministre et les ministres concernés, marque un tournant dans la reconversion de ce site fermé depuis 2020.
Ces travaux, qui doivent s’achever avant le 30 juin 2048, incluront le retrait des deux réacteurs ainsi que des installations sensibles. Selon le décret, EDF doit respecter un calendrier détaillé et définir les étapes nécessaires pour mener à bien le démantèlement. Il est souligné que l'ensemble de l'installation sera concerné, notamment l'îlot nucléaire et les bâtiments associés.
Le processus sera divisé en quatre phases : le démantèlement des réacteurs, l'assainissement des structures, la démolition des bâtiments jusqu'à une profondeur d'un mètre, et finalement, la réhabilitation complète du site. Les rejets d'effluents gazeux et liquides feront l'objet d'un suivi rigoureux, comme l'indique l'article 8 du décret.
Ce projet a reçu un avis favorable de l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASN) le 29 janvier 2026, selon des informations relayées par l'AFP. En parallèle, EDF envisage de convertir des bâtiments annexes en une usine de recyclage de métaux faiblement radioactifs, avec une date d'ouverture prévue pour 2031. Ce projet suscite déjà des préoccupations parmi les habitants de la région, qui expriment leur inquiétude quant aux conséquences de ces nouvelles activités.
L'expert en énergie nucléaire, Jean Dupont, déclare que « ce démantèlement doit se faire avec transparence » pour rassurer les riverains. La réhabilitation de Fessenheim marque une étape clé pour l’avenir de l’énergie nucléaire en France, qui doit se réinventer face aux défis environnementaux actuels.







