Mardi, Emmanuel Macron s'est rendu à Erevan pour honorer la mémoire des Arméniens victimes des massacres de 1915, marquant ainsi le début d'une nouvelle ère de coopération entre la France et l'Arménie.
Accompagné du président arménien Vahagn Khatchatourian, Macron a posé un oeillet blanc devant la flamme éternelle à la mémoire de plus d'un million d'Arméniens, victimes du génocide reconnu par la France. Dans le livre d'or du mémorial, il a écrit : "Mémoire et tombeau face à l'imprescriptible".
La France, avec une diaspora arménienne de 400 000 personnes, entretient des liens historiques forts avec ce pays de trois millions d'habitants, souvent admiré pour son francophilie. Les citoyens d'Erevan ont chaleureusement accueilli le président français, en l'applaudissant dans les rues et en lançant des cris de soutien.
Lors de son discours, Macron a souligné cette "relation singulière", évoquant les réfugiés arméniens accueillis à Marseille durant la Première Guerre mondiale et la solidarité française après le tremblement de terre de 1988. La culture française, portée par des icônes comme Charles Aznavour, a également été mise à l’honneur lors d’un dîner, où Macron et le Premier ministre Nikol Pachinian ont partagé des moments musicaux.
La France a soutenu l'Arménie dans son affrontement avec l'Azerbaïdjan, et Macron a souligné que, malgré le rôle de la Russie dans la région, il est essentiel que l'Arménie se tourne vers l'Europe. Il a déclaré : "Beaucoup en Europe nous regardaient comme des bêtes étranges" lorsque la France a fait preuve de solidarité durant les conflits.
Macron a également salué le mouvement de l'Arménie vers l'Europe, remarquant que ce choix est une voie vers la paix et la prospérité. Cette aspiration a été marquée par la tenue d’un sommet de la Communauté politique européenne.
Malgré les défis, dont les liens avec Moscou, l'Arménie cherche à développer des connexions commerciales tout en signant un partenariat stratégique avec la France. Cet accord entend renforcer les efforts de défense entre les deux nations.
Des partenariats nouveaux seront formés dans les domaines militaire et économique, avec l’achat de matériel militaire français et l’amélioration des infrastructures de transport. L’Elysée a mentionné des projets potentiels pour Airbus et des engagements français concernant la construction d’un tunnel crucial.
Au cours de sa visite, Macron a également exploré le musée Matenadaran, riche d'une collection de manuscrits historiques arméniens, et s’est engagé à accroître la coopération avec la Bibliothèque nationale de France.
La journée s’achèvera par une visite à Gyumri, ville frappée par le tremblement de terre dévastateur de 1988, rappelant l’histoire tragique de la nation arménienne.







