Le journaliste français Christophe Gleizes, incarcéré depuis près d'un an en Algérie, a fait face à un tournant décisif en annonçant mardi qu'il renonçait à son pourvoi en cassation. Cette décision, révélée par sa famille sur France Inter, laisse présager une éventuelle grâce présidentielle de la part d'Abdelmadjid Tebboune.
Sa mère, Sylvie Godard, a exprimé l'importance de ce choix : "Nous avons décidé que Christophe puisse retirer son pourvoi, laissant son destin entre les mains du président. C'est un acte symbolique très fort." Les espoirs de la famille reposent également sur un climat d'apaisement perçu dans les relations entre la France et l'Algérie. "Si Christophe est en prison, c'est aussi en raison d'une tension entre nos deux pays", a ajouté son beau-père, François Godard, soulignant l'impact des tensions diplomatiques sur la situation de Gleizes.
Les observateurs notent qu'une amélioration récente des relations bilatérales pourrait favoriser une issue favorable. Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, a rencontré Tebboune en Algérie, marquant un pas vers le dégel des relations, particulièrement marquées par une crise sérieuse depuis l'été 2024.
Christophe Gleizes, journaliste sportif, a été arrêté lors d'un reportage en mai 2024 en Kabylie, puis condamné en appel à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme". Sa famille a pu lui rendre visite le 21 avril à la prison de Koléa. "Il est fort et nous inspire à rester combatifs", a déclaré sa mère.
Enfin, l’ancienne ministre Ségolène Royal, présidente de l'association France-Algérie, a également visité Gleizes le 1er mai, lui trouvant le moral au beau fixe. Sa situation continue d'attirer l'attention et suscite des mobilisations pour sa libération.







