Les intempéries de cet hiver ont perturbé le chantier de dépollution des calanques sud de Marseille. Initialement lancé en septembre dernier, ce projet, censé s'achever en mars, prendra en réalité plusieurs semaines de retard, maintenant la date de fin au mois d'avril.
Ce badanage climatique, avec un janvier particulièrement pluvieux ayant enregistré 11 jours de pluie, a complicité le déroulement des travaux. Comme le rapportent nos confrères de France Télévisions, le chantier, situé près de la calanque de Samena, est confronté à des défis techniques et météorologiques.
Les riverains, soucieux de l'avancement des opérations, se présentent souvent sur le site, prenant la température sur l'état des travaux. Marco, un habitant du quartier, témoigne : "Moi j'avais peur qu'ils polluent au contraire, plus qu'ils ne dépolluent, à remuer tous les métaux lourds qu'il y a dans le sol. Là, je vois qu'ils font bien les choses, mais je ne savais pas qu'ils avaient ce genre d'aspirateur". Il ajoute : "On se languis que ce soit fini, mais il y a du boulot".
L'objectif principal de ce chantier est d'extraire et de contenir la pollution aux métaux lourds, conséquence directe d'une industrialisation intensive sur le littoral marseillais. Les travaux, bien que prolongés, sont jugés nécessaires pour protéger cette zone naturelle particulièrement fragile.
Encore un mois de travaux
Initialement prévu pour se terminer le 31 mars, le chantier se poursuivra donc jusqu'à fin avril. Les engins de chantier continueront d'occuper les parkings, et les riverains devront patienter encore un peu avant de voir une amélioration significative de leur environnement.
Ce décalage dans le calendrier pourrait également avoir des répercussions sur la faune locale du Parc national des calanques, notamment en ce qui concerne les oiseaux en période de reproduction. La sensibilité de cet écosystème demeure un sujet d'inquiétude pour les associations de protection de l'environnement.
Ce chantier complexe, comme l’affirment des spécialistes interrogés, est crucial pour améliorer la qualité de l’environnement marseillais, mais sa mise en œuvre doit être soigneusement suivie pour minimiser les impacts écologiques. Grâce à une approche rigoureuse, ce projet pourrait devenir un modèle de dépollution pour d'autres zones sensibles.
Article rédigé avec Mélanie Frey et Gaëlle Carat, journalistes à France3 - ICI Provence-Alpes.







