L’Assemblée générale des maires du Vaucluse, tenue à Althen les Palud, a été marquée par la réélection des co-présidents Pierre Gonzalvez et Jean-François Lovisolo. Cet événement a également servi de plateforme pour les nouveaux édiles, permettant des échanges précieux, notamment pour les représentants des communes isolées. Thierry Thibaud, maire de Savoillan, un village de 80 habitants, a exprimé les défis du métier, notamment la fatigue et l'agression parfois ressentie par les élus : "C'est un sacerdoce, et ça fatigue. Souvent les gens viennent voir le maire, et parfois on se fait agresser. On n'est pas toujours responsables, mais il faut faire avec".
L'argent, toujours le nerf de la guerre
Les tensions financières s'intensifient alors que les subventions aux collectivités diminuent. Bernard Le Dily, maire de Mormoiron, a souligné l'ampleur de la problématique : "Sans subventions, on ne fait plus rien. Sur un budget de 2,4 millions, la moitié part déjà en salaires, et si l'on considère les dépenses de fonctionnement et les réparations, il reste peu d'argent pour investir". Un constat partagé par de nombreux maires dans la région, qui peinent à répondre aux besoins de leurs communes.
Former les maires au cadre légal et réglementaire
L'association des maires du Vaucluse a également pour mission de former les nouveaux élus. Jean-François Lovisolo a averti des risques liés à la responsabilité légale : "Aujourd'hui, vous pouvez être accusé de prise illégale d'intérêt simplement parce que vous êtes membre d'une association et que vous prenez une délibération. Cela peut vous conduire devant un tribunal, ce qui effraie beaucoup d'élus". Malgré ces préoccupations, une majorité des maires sortants ont choisi de se représenter aux dernières élections, témoignant du dévouement dont ils font preuve face aux défis rencontrés.







