Lors d'une conférence à Arcueil, Édouard Geffray a exprimé sa volonté d'un baccalauréat où « toute copie comportant des erreurs significatives d’orthographe, de syntaxe ou de grammaire ne pourra pas obtenir la moyenne ». Il souligne qu'il est essentiel que le baccalauréat reflète un certain niveau de maîtrise de la langue française.
Ce durcissement des critères accompagne un renforcement de la lutte contre la fraude, qui aurait préoccupé les autorités après un bond de 30 % des cas de fraudes identifiés l'année dernière, selon des données du ministère. D’ici la session 2026, des directives seront mises en place pour uniformiser les critères d’évaluation entre les différentes académies.
« On ne raisonne pas en termes de points mécaniques. C’est l’évaluation globale de la copie qui comptera », a-t-il précisé lors de sa déclaration. Des mesures telles que l'utilisation aléatoire de détecteurs de smartphones dans les centres d'examen visent à dissuader les tentatives de fraude.
A noter que cette année, plus de 727 000 candidats sont attendus pour passer leur baccalauréat. Parmi eux, le plus jeune a à peine dix ans. Une situation que s'efforce de rectifier le ministre en envisageant un âge minimum pour s’inscrire à cet examen prestigieux. Comme il l'a indiqué, « Inscrire un enfant de huit ou neuf ans au bac... je doute que ce soit dans son intérêt ».
Les épreuves de philosophie débuteront le 15 juin, suivies des examens anticipés en français et mathématiques les 11 et 12 juin. Ce remaniement des conditions d’évaluation vient à un moment critique où les résultats doivent véritablement traduire les compétences des élèves, rappelle Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU. Elle souligne que « se préoccuper de l’orthographe à un mois de l’épreuve, c’est de la poudre aux yeux ».







