Accompagner des personnes en situation de vulnérabilité nécessite une approche spécialisée. Les formations en art-thérapie se multiplient et des professionnels militent pour un encadrement renforcé de cette pratique, qui utilise les arts plastiques pour mieux capter l’attention des individus en situation de handicap.
Exprimer pour se libérer
Dans un foyer de Toulon, où l'on accompagne des personnes en situation de handicap, les séances d’art-thérapie sont attendues avec impatience. Elles éveillent leur sensibilité et leur créativité. Pour Guillaume, une participant, cette discipline est essentielle pour "découvrir et développer des compétences relationnelles".
Il ajoute : "Cela permet d’être ensemble même si les différences existent. La richesse, c’est de s’ouvrir aux autres".
Les ateliers : un accès aux émotions
Hanna Deplaude, art-thérapeute, intervient une fois par semaine : "Ces ateliers sont des ponts vers l’émotion. Quand les mots manquent, l’art permet d’exprimer les douleurs et les joies enfouies". Elle souligne l’importance d’un espace où les participants peuvent s’exprimer sans contrainte.
Selon elle, “Quand on ne sait pas poser les mots, MOT, les MAUX qu'on a au fond de soi, les MAUX, on les pose grâce aux médias artistiques”. France Travail précise que l'art-thérapie s'adresse à divers publics, allant des enfants aux personnes âgées, en passant par les patients hospitalisés et ceux souffrant de troubles psychologiques.
Un besoin de réglementation
Cependant, de nombreux art-thérapeutes sont en attente d’une meilleure réglementation de leur métier. Elisabeth Couette plaide pour que l’État établisse un cadre qui définirait un véritable métier, évitant ainsi la confusion engendrée par la multitude de formations existantes. "Il existe près de mille formations d’art-thérapie, mais seules une quinzaine sont réellement reconnues pour leur sérieux", déclare-t-elle.
Au-delà de la simple expression artistique, l’art-thérapie émerge comme un soutien précieux à la médecine traditionnelle, confirmant son efficacité dans le domaine du bien-être.
Article rédigé avec Laure Bourgoin-Gardner et Michael Flores







