Un homme de 31 ans a été condamné à vingt mois de prison ferme le 21 mai dernier pour avoir braqué un conducteur avec un pistolet à billes, un incident qui s'est produit fin 2025 à Saint-Palais, dans le Pays basque. Les détails de cette affaire, semblable à un film dramatique, sont particulièrement choquants.
Le 18 décembre 2025, un homme de 47 ans a pris un auto-stoppeur sur le bord de la route à Bonloc. Ce dernier, décrit comme grand et tatoué, s'est révélé instable. L'auto-stoppeur, alcoolisé, avait exhibé une bouteille et exprimait un désir urgent de se rendre à Saint-Jean-de-Luz.
Au cours du trajet, il a soudainement sorti un pistolet d'un sac en plastique et l'a pointé à la tête du conducteur. Il s'est vanté d'appartenir à la DZ Mafia, une organisation criminelle des quartiers nord de Marseille. Cependant, le pistolet n'était qu'une arme à billes, un détail que le conducteur ignorait à ce moment-là.
En apercevant une église à Hasparren, cinq kilomètres plus loin, le conducteur a profité d'une occasion pour s'échapper à pied, abandonnant son agresseur. Celui-ci a essayé de s'intégrer à un groupe de passants avant de se remettre à faire du stop.
Sang-froid et traumatismes
« Ce n’était pas une simple altercation. J’ai eu très peur, mais heureusement, j’ai su garder mon sang-froid. Sinon, j'aurais pu perdre le contrôle de mon véhicule », a raconté le conducteur en larmes. Il a également partagé son traumatisme, signalant avoir ressenti un sentiment de mort imminente et souffrir d’angoisses depuis l’incident.
Malgré des témoignages du conducteur affirmant avoir été menacé, l'accusé a nié les faits en plaidant qu'il n'avait pas d'arme. Son avocat, Me Philippe Saladin, a contesté la caractérisation des violences, insistant sur le manque de preuves directes.
Un passé troublé
Le ministère public a requis une peine de trente mois de prison, compte tenu du lourd passé judiciaire du prévenu, avec sept condamnations pour divers crimes tels que vols et violences. Le tribunal a finalement statué pour une peine de vingt mois.
Ce drame au Pays basque soulève des questions sur la sécurité des auto-stoppeurs et les risques auxquels peuvent être confrontés des conducteurs d'apparence innocente. À mesure que des incidents similaires se multiplient, la prudence est de mise.







