Internet est devenu un vaste espace de chasse pour les prédateurs sexuels, avec des plateformes comme Snapchat, Telegram et Discord où des adultes masqués traquent des mineurs. Les familles se battent contre l'impuissance des autorités face à un phénomène devenu incontrôlable.
Un incident marquant est celui de Georges Bilello, qui a découvert que sa fille Léa, 12 ans, était en contact avec un homme de 36 ans sur Snapchat. Les conversations, au départ innocentes, ont rapidement pris une tournure sexuelle. Fragilisée par le décès de sa mère, Léa a fini par accéder à des demandes de photos intimes, ce qui a conduit à une tragédie lorsque, après que son père ait découvert la situation, elle a tenté de mettre fin à ses jours. Jean Sannier, avocat de l’association Innocence en Danger, a déclaré : « Elle a préféré mettre fin à ses jours plutôt que d'affronter le regard de son père ».
Georges Bilello a porté plainte, mais l'enquête a avancé lentement. Ce n'est qu'après avoir retrouvé le suspect grâce à une erreur de géolocalisation qu'il a pu fournir des preuves aux gendarmes. En mars 2026, le procès s'est tenu à Vienne (Isère), où l'homme de 37 ans a été condamné à seulement douze mois de prison avec sursis. Cette décision a été perçue comme une trahison par la famille : « On sait que cet homme est dangereux, mais il repart libre », a dénoncé Me Sannier.
Ce cas n'est qu'un exemple parmi tant d'autres d'une justice souvent perçue comme dépassée. Alors que les voix s'élèvent pour appeler à une meilleure régulation des plateformes, les experts mettent en garde : tant que les lois ne s'adaptent pas à cette nouvelle réalité numérique, le risque de récidive restera élevé.







