La conférence que devait donner Salah Hamouri le 4 juin au centre Nelson-Mandela à Besançon, dans le cadre du Besac Antifa Fest, a été annulée par arrêté préfectoral. Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, a justifié cette décision par des préoccupations liées à l'ordre public, notamment face à la guerre en cours au Moyen-Orient et aux tensions exacerbées autour de la question israélo-palestinienne.
Malgré les préparatifs des organisateurs, notamment l'association France Palestine Solidarité, qui avait mis en place un dispositif de sécurité renforcé, la préfecture a maintenu sa position. Cette décision a été saluée par la majorité municipale de Besançon, qui a exprimé son soutien à travers un communiqué de Ludovic Fagaut, soulignant qu'elle était « indispensable au maintien de l'ordre public ».
Les associations organisatrices, en revanche, déplorent cette interdiction, estimant qu'elle constitue une atteinte à la liberté d'expression et au débat public. Cette situation n'est pas isolée : plusieurs autres interventions de Hamouri ont été interdites dans le passé à Lyon et Marseille, années marquées par des tensions similaires, comme le rappelle Valeurs Actuelles.
Salah Hamouri accusé de terrorisme par Israël
Cette interdiction s'inscrit dans un cadre plus large de polarisation du débat sur le conflit israélo-palestinien en France. Salah Hamouri est présenté à cette occasion comme un militant pro-palestinien et ancien prisonnier politique, tandis que les autorités israéliennes le soupçonnent d'avoir dirigé une cellule terroriste depuis l'Europe, accusation vigoureusement contestée par ses avocats français.
Les déclarations des experts sur cette problématique soulignent le besoin croissant de dialogue dans un contexte sociopolitique tendu. Ainsi, la répression des voix dissidentes pourrait avoir des conséquences sur la perception du conflit, tant au niveau national qu'international.







