Invitée ce jeudi 4 juin des "4 Vérités", la ministre des Sports, Marina Ferrari, a fait part de son souhait d'instaurer des sanctions plus sévères à l'encontre des casseurs, en écho aux déclarations récentes du président Emmanuel Macron et du Premier ministre Sébastien Lecornu. "La justice doit faire son travail avec des peines intenables," a affirmé Ferrari ce matin dans l'émission.
Suite aux dégradations survenues après la victoire du PSG en Ligue des champions, la ministre a insisté sur la nécessité de poursuivre dans la voie d'une législation plus hostile envers ceux qui participent à ces violences. La ministre a mentionné que des réparations devraient être imposées aux responsables. En ce qui concerne la mise en place de fanzones pour la Coupe du Monde 2026, elle a annoncé que des discussions seraient engagées avec les collectivités pour organiser ces événements de manière sécurisée.
Dans un contexte de tensions et de ressentiments croissants, Gilles Bornstein a interrogé la ministre sur le management des célébrations en cas de victoire de la France lors de la prochaine coupe. "Nous serons vigilants et préparés pour gérer les festivités," a-t-elle affirmé, évoquant des incidents survenus lors d'autres célébrations sportives à l'intérieur comme à l'extérieur du pays.
Marina Ferrari a également souligné le travail remarquable des forces de l'ordre, tout en critiquant ceux qui les accusent d'inefficacité. "Nous avons constaté une augmentation de 45 % des interpellations," a-t-elle précisé, ajoutant que la justice doit agir en conséquence avec des sanctions dissuasives. Elle a également mentionné que l'approche du gouvernement, en matière de violences, est claire : "qui casse doit payer," affirmant que ces mesures doivent être concrètes et efficaces.
Le débat est également soulevé autour des primes allouées aux joueurs de l'équipe nationale. La ministre a reconnu que chaque sport a son propre système de récompenses, mais a défendu le principe selon lequel les athlètes méritent d'être récompensés pour leurs performances.
Enfin, la question de la participation féminine au sport en France a été évoquée. "Les jeunes filles ont souvent moins d'opportunités pour pratiquer," a admis la ministre, expliquant que des initiatives sont mises en place pour encourager leur engagement sportif à tous les niveaux. Le ministère des Sports cherche ainsi à lutter contre cette inégalité par des campagnes ciblées et des investissements dans les infrastructures.
Ce débat sur les violences après des événements sportifs et les inégalités dans le sport féminin souligne les défis sociétaux que le gouvernement tente de relever. Reste à savoir si ces promesses de mesures strictes et d'engagements pour le sport féminin porteront leurs fruits dans les mois à venir.







