Dans une affaire pour le moins choquante, un quinquagénaire a été reconnu coupable par le tribunal d’Aix-en-Provence, après avoir utilisé le nom de sa fille pour éviter de régler ses contraventions. Ce père a inscrit sa fille, alors âgée de 9 ans, sur la carte grise de son véhicule. D'après un rapport de La Provence, l'affaire a pris un tournant inattendu lorsque sa fille, maintenant âgée de 19 ans, a décidé de porter plainte contre lui.
Tout débute en 2023 lorsque la jeune femme se rend au commissariat pour signaler qu'elle reçoit constamment des amendes pour des infractions routières qu'elle n'a pas commises. Elle découvre que son compte bancaire a même été débité de 830 euros, le laissant dans une situation de découvert de près de 5 000 euros.
Endettée depuis ses 9 ans
Il s'avère que ces infractions étaient en réalité le fait de son père, résidant dans les Hautes-Alpes. Après avoir acheté une nouvelle voiture en 2013, ce dernier avait choisi d'inscrire sa fille sur la carte grise, pensant que cela était légal. Selon lui, un ami l'avait encouragé à procéder ainsi.
Lors de son procès, le prévenu a défendu cette pratique en arguant que sa fille, étant mineure, ne pouvait pas légalement être responsable des amendes. Cependant, la présidente du tribunal a rapidement contredit ce point de vue en affirmant, "la loi exige un permis de conduire valide pour être tenu responsable d'infractions a des règles de circulation". Il a finalement admis avoir agi ainsi principalement pour éviter de payer ses amendes.
Douze mois de prison avec sursis
En plus d'avoir mis la voiture au nom de sa fille, il en avait fait de même avec un scooter. Bien qu'il soit maintenant autoentrepreneur et ne semble pas rencontrer de problèmes financiers, il prétend soutenir financièrement sa fille, ce qu'elle a démenti avec émotion devant le tribunal : "Il m’a mise dans une situation que vous ne pouvez même pas imaginer".
Déjà notoirement connu pour des escroqueries passées, le prévenu a écopé de 12 mois de prison avec sursis et est contraint de rembourser sa fille, qui a choisi de se porter partie civile dans cette affaire. Cette tragi-comédie familiale soulève des questions sur la responsabilité et la protection des mineurs dans des situations d'abus.







