Un homme, se présentant comme un "coach immobilier" à Marseille, est actuellement en pleine tourmente après que la ville ait déposé une plainte en justice pour réclamations financières atteignant 1,5 million d'euros. Cette affaire a fait l'objet de la couverture médiatique d'Actu Marseille.
Ce propriétaire, qui détient quinze logements, est accusé d’avoir, sans autorisation, transformé des biens immobiliers dans des quartiers prisés, comme le Panier et le centre-ville, en locations à court terme pour des touristes sur des plateformes telles qu'Airbnb. La Municipalité met en avant que ces actions contournent la réglementation sur la location meublée touristique, qui est strictement réglementée.
" Ici on fait du business, pas de la charité "
À travers ses publications sur les réseaux sociaux, ce businessman, qui prétend avoir fait fortune grâce à l'immobilier, affiche des slogans provocateurs tels que : "Un million d'euros en quatre ans grâce à la location courte durée". Ce mercredi 1er juillet, l'absence du prévenu à l'audience a été justifiée par son avocat, Me Martin Guérin, qui a évoqué une peur fondée d'être harcelé dans sa propre ville.
Une manifestation devant le tribunal
Des manifestants se sont mobilisés devant le tribunal, brandissant des banderoles avec des messages tels que : "Rends tous les logements. Airbnb casse-toi ! Marseille n'est pas à toi !". Ce mouvement a été soutenu par Me Jorge Mendes Constante, l'avocat de la municipalité, qui a exprimé le mécontentement de Marseille face à l'arrivée de ce type de investisseurs en affirmant : "Marseille ne veut pas de ce genre d'investisseurs".
La ville cherche à obtenir une condamnation de chacune des quatre sociétés (deux Sociétés Civiles Immobilières et une chargée de gestion locative), avec une amende pouvant atteindre 100 000 euros pour chaque appartement concerné, portant le total potentiel à 1,5 million d'euros.
Mis en demeure en octobre
En octobre 2025, le propriétaire avait déjà été sommé de régulariser la situation de ses six appartements qui lui avaient rapporté 1,3 million d'euros entre 2022 et 2025. Bien qu'il ait retiré ces logements des plateformes de location, il semble qu'il ait choisi une approche différente, en optant pour des baux mobilité.
La défense a plaidé pour une réduction des amendes et une condamnation à l'encontre d'une seule société, minimisant ainsi les répercussions financières. Le verdict final est attendu le 23 septembre.







