À l'approche des soldes, les achats en ligne explosent, entraînant une hausse impressionnante des livraisons. En France, ce ne sont pas moins de 1,7 milliard de colis qui sont expédiés chaque année, avec une proportion significative de petits colis, dont le prix moyen se situe autour des 6 euros, selon les dernières données des Douanes.
Les petites livraisons, représentant désormais près de 50 % des colis distribués, témoignent d’un changement dans les comportements d'achat des consommateurs. Une tendance soutenue par la facilité et l’accessibilité des points relais, qui deviennent des lieux incontournables pour récupérer ses achats en ligne, surtout dans les grandes villes comme Marseille.
Dans une station-service à Septèmes-les-Vallons, par exemple, les employés gèrent environ 200 colis par jour. Jessi, un jeune salarié, explique : "Scanner et ranger, c'est ce qui prend le plus de temps". Souila, une cliente régulière, ajoute qu'elle préfère récupérer ses commandes ici plutôt que chez elle afin d'éviter les problèmes de livraison : "Je déteste faire les magasins. Commande au point relais, c'est plus sûr pour moi".
Dominique, une retraitée du 15e arrondissement, se dit ravie des services de relais colis. "Fréquemment, à La Poste, on se retrouve avec une file d'attente, alors qu’ici, c’est rapide et pratique", souligne-t-elle.
Cependant, ce marché, évalué à 10 milliards d'euros hors taxe, est saturé par la concurrence. Des entreprises comme La Poste, DHL ou Mondial Relay se disputent la part du lion. Cela peut parfois se traduire par des erreurs et des retards, comme le souligne Jessi : "Il arrive que des colis soient livrés à la mauvaise adresse ou même ouverts. C'est souvent dû à la surcharge des transporteurs".
Pour les commerçants, avoir un point relais peut également représenter une opportunité. Corentin, gérant d'un tabac-presse à Septèmes-les-Vallons, confie distribuer près de 7 000 colis chaque année. "C'est un atout pour notre visibilité. Les clients qui viennent récupérer un colis reviennent souvent pour d'autres achats".
En dépit des défis que la concurrence présente, ces petits colis continuent de séduire. Comme l'indique une étude d'l'Arcep, près de 97 % des petits colis importés proviennent de Chine, ce qui rend ce secteur encore plus attractif pour de nombreux consommateurs. L’avenir des livraisons semble ainsi prometteur, à condition de relever les défis engendrés par une croissance rapide.







