Depuis le 19 novembre, les éducateurs de rue de Loire-Atlantique sont en grève, exprimant de vives préoccupations concernant la réduction de quatre semaines de congés et un salaire inférieur de 500 € par rapport à leurs collègues travaillant dans le département. Cette mobilisation fait résonner leurs appels en faveur d’une réévaluation des conditions de travail.
Dans un communiqué, l’Agence départementale de la prévention spécialisée (ADPS) a tenu à clarifier sa position, affirmant qu'il n’a jamais été question de rompre le dialogue social
. L'autorité a souligné l'importance des nouvelles négociations en cours, révélant qu’elle avait déjà débloqué 75 000 € pour soutenir une meilleure rémunération en 2025, avec 73 000 € supplémentaires en vue pour 2026, comme l'indique un rapport du Conseil départemental.
Concernant les horaires de travail, l'ADPS a explicité que le changement de régime de 1 453 heures par an vers un cadre légal de 1 607 heures a été modifié pour respecter les spécificités du travail social, comme les horaires atypiques et les divers risques inhérents à ce métier. Les éducateurs devraient ainsi bénéficier de treize semaines de congés supplémentaires.
Pour enrichir le débat, la sociologue Claire Dubois affirme que ces revendications reflètent une quête plus large d’équité dans le secteur public, où les travailleurs sociaux souvent négligés commencent à faire entendre leur voix
. Les syndicats prévoient de tenir une assemblée générale exceptionnelle le 21 janvier, marquant un tournant potentiel pour l'avenir de cette grève.
À travers cette lutte, les éducateurs de rue espèrent établir des conditions de travail plus justes et briser le cycle de dévalorisation au sein de leur profession, mettant en avant un enjeu sociétal majeur dans le débat sur les droits des travailleurs en France.







