Alain Orsoni, ancien leader nationaliste corse, a été abattu le 12 janvier dernier alors qu'il assistait aux funérailles de sa mère à Vero, en Corse-du-Sud. Ce meurtre, survenu dans le cimetière de son village natal, a été décrit par le procureur d'Ajaccio comme un tir à longue distance, un acte qui a choqué non seulement la localité mais toute l'île.
À 71 ans, Orsoni, qui vivait désormais au Nicaragua, était revenu spécifiquement pour cet événement familial. Selon le procureur de la République, Nicolas Septe, la balle unique qui l’a atteint lui a été fatale sur le coup. Cette tragédie a révélé un climat de violence qui persiste en Corse, où le nationalisme et les tensions locales continuent d'éveiller des passions, voire des représailles.
Des témoins sur place ont entendu un coup de feu suivi de la chute mortelle d'Orsoni. Un prêtre, présent ce jour-là, a relaté l'effroi du moment, soulignant la brutalité de cette attaque. « On a entendu un coup de feu, et Alain est tombé », a-t-il déclaré, comme rapporté par Franceinfo.
La situation ne manquera pas d’interroger les autorités, qui ont ouvert une enquête confiée au Parquet national antiterroriste, en collaboration avec la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille. Ce meurtre s'inscrit dans un contexte historique de violence politique en Corse, alimentée par des retrouvailles avec le passé et des luttes internes au sein du nationalisme.
Des experts en sciences sociales soulignent que cet assassinat pourrait avoir des répercussions profondes sur la société corse, aggravant les tensions déjà existantes. L'émergence de groupes rivaux et les conflits d’intérêts politiques ne peuvent être ignorés, et la voix des militants nationalistes pourrait être à nouveau réprimée par la peur et la répression.
Cet événement tragique ne fait que raviver le débat sur la sécurité et l'avenir du nationalisme corse, alors que l’île continue d'évoluer dans un contexte complexe. Les habitants, quant à eux, se retrouvent dans un mélange d'inquiétude et de tristesse alors que le deuil se mêle à la peur de nouvelles violences.







