La sécurité reste un enjeu prépondérant pour la campagne des élections municipales de mars 2026. En Bretagne, sur 1 206 communes, 210 possèdent une police municipale, qui, bien que principalement axée sur la proximité, est appelée à adapter ses missions face à des formes de violence de plus en plus variées et à une montée des incivilités.
La commandante Amandine Harnay, responsable des 20 policiers municipaux de Saint-Brieuc, une commune de 45 000 habitants dans les Côtes-d’Armor, explique : Nous intervenons partout. Nos conventions nous permettent d'agir dans des secteurs privés, dans les quartiers sensibles de la ville, et au sein d'associations. Nous sommes en contacts réguliers avec les habitants, commerçants et groupes vulnérables.
Elle souligne sa fierté d'appartenir à une réelle police de proximité.
Le 22 janvier 2026, lors d'une patrouille dans la zone piétonne de Saint-Brieuc, Harnay rappelle l'importance de faire respecter un arrêté municipal : Il est désormais interdit de circuler en trottinette dans ces rues depuis le 9 décembre. C’est l’une de nos missions.
En compagnie de ses collègues, elle prend le temps d'échanger avec les commerçants locaux, s'assurant qu'ils peuvent les joindre en cas de problème.
Confrontés à une société en mutation, la police municipale pourrait voir ses prérogatives étendues et ses responsabilités augmentées. Des experts en sécurité sociale, comme le sociologue Jean-Pierre Duhamel, estiment qu’il est essentiel d’adapter les formations des agents pour qu'ils soient mieux préparés à gérer cette nouvelle réalité. La police de proximité doit évoluer pour faire face à la montée des tensions. Une formation renforcée pourrait aider à créer un lien de confiance entre la police et la population.
Les municipales de 2026 à venir promettent donc d’être un moment clé pour repenser le rôle de la police municipale en Bretagne.







