Près de Toulon, la Marine nationale procède aux essais de drones de surface autonomes. Lors de sa visite, la ministre des Armées, Catherine Vautrin, a souligné l'importance d'adapter les capacités militaires face à l'évolution des menaces.
En réponse à la transformation des conflits modernes, la France renforce sa posture maritime. Sur le site de Saint-Mandrier, aux abords de Toulon, des drones de surface autonomes sont expérimentés depuis le 19 janvier dans le cadre du projet Danae. Ce programme vise à doter la flotte française de drones de surface armés. Lors de sa visite à la Direction générale de l'armement (DGA) de Toulon, le 22 janvier, Vautrin a insisté sur la nécessité d'accélérer un réarmement généralisé : "Nous n'avons plus le luxe d'un fonctionnement de temps de paix. La guerre se transforme et exige une adaptation et une accélération permanentes. Elle nous intime de faire notre révolution dans la manière d'anticiper les besoins opérationnels", a-t-elle déclaré, comme rapporté par Cnews.
Catherine Vautrin a également souligné le rôle central du Var dans le renforcement des capacités navales françaises, comme l'a relayé Le Var Information.
Sept industriels en lice pour équiper la Marine nationale
Lors de cette première phase de tests, sept entreprises de la Base industrielle et technologique de défense (BITD) ont été sélectionnées. Parmi elles figurent Keys4sea, Exail, SeaOwl Group, Marine Tech, Thales, SIREHNA (filiale de Naval Group) et SEAir, comme l'indiquent nos confrères du Var Information. Une fois cette phase terminée, trois projets seront choisis pour le développement de prototypes, conduisant à la sélection finale du modèle qui sera mis en production en série dans un délai de douze à dix-huit mois.
En conclusion, le projet Danae témoigne de la volonté de la France de s'adapter face aux défis sécuritaires contemporains et d'optimiser son arsenal naval face aux évolutions technologiques des conflits modernes.







