Donald Trump avait promis une baisse des prix de l'énergie lors de son mandat. Cependant, à peine un an après son retour à la présidence, les réalités sont bien différentes. Les prix à la pompe sont en forte augmentation, alimentés par le conflit au Moyen-Orient.
Depuis le début de la guerre, les tarifs des combustibles ont grimpé de 20 %, atteignant 3,58 dollars le gallon, selon l'association AAA citée par Le Financial Times. Jamais l'essence n'avait été aussi coûteuse durant son précédent mandat, augmentant ainsi les préoccupations des Américains.
Des sondages peu rassurants à quelques mois des élections
À quelques mois des élections de mi-mandat, les Américains commencent à exprimer leur mécontentement. Un sondage de NBC révèle que 52 % d'entre eux sont opposés à la guerre en Iran, ce qui ne fait qu'aggraver leur frustration face à la hausse des prix, déjà un sujet de préoccupation majeure.
"Les Américains font le plein 50 fois par an. Cela représente 50 occasions de regretter leur dernier vote", souligne Kevin Book, analyste chez ClearView Energy Partners, au Financial Times.
Les augmentations successives des prix des carburants touchent les Américains chaque jour depuis 11 jours consécutifs. Et les perspectives s'annoncent sombres tant que le conflit au Moyen-Orient perdure. En effet, le gouvernement américain a admis que son armée n'était pas encore prête à escorter des pétroliers dans le détroit d'Ormuz, un point stratégique crucial.
Les prévisions sont inquiétantes : un sondage Ipsos indique que deux tiers des Américains s'attendent à d'autres hausses de prix dans l'année à venir, tandis que près de la moitié estime que la guerre perturbera leurs finances personnelles.
Vers une levée des sanctions sur le pétrole russe ?
Face à la crise, le gouvernement américain envisage plusieurs solutions. Selon Bloomberg, l'administration Trump pourrait lever certaines sanctions sur le pétrole russe pour améliorer la situation. De plus, une suspension temporaire d'une loi maritime vieille de cent ans, le Jones Act, est à l'étude. Cela permettrait à des navires étrangers de transporter des marchandises entre les ports américains.
Donald Trump, pour sa part, continue de rassurer, affirmant que la flambée des prix est passagère et que la situation reviendra à la normale une fois la menace nucléaire iranienne écartée. En attendant, il reste prioritaire d'éviter un "empire du mal" comme l'Iran de se doter d'armes nucléaires, comme il l'a exprimé sur sa plateforme Truth Social.







