Le Vaucluse se souvient avec fierté de Maurice Trintignant, surnommé Pétoulet, un des pionniers de la Formule 1 en France. Son parcours exceptionnel témoigne de sa passion pour la vitesse et son ancrage profond dans son territoire natal.
Une enfance entre vignes et moteurs
Né en 1917 à Sainte-Cécile-les-Vignes dans une famille de vignerons, Maurice développe dès son jeune âge une passion pour la vitesse. Son intérêt pour les automobiles commence avec les trois voitures présentes dans le garage familial. À seulement neuf ans, il conduit déjà sur les chemins de la propriété.
Adolescent, il se familiarise avec le monde des courses, accompagnant ses frères comme mécanicien. La tragédie frappe cependant à l'âge de seize ans, lorsque son frère Louis perd la vie lors d'une course à Péronne.
L’entrée dans l’histoire de la Formule 1
Malgré ce drame, Maurice ne renonce pas à sa passion. En 1938, il acquiert la Bugatti de son frère. Après la Seconde Guerre mondiale, il devient un des premiers Français à se distinguer dans le monde de la Formule 1.
En 1955, il réalise un exploit remarquable en remportant le Grand Prix de Monaco, inscrivant ainsi le nom de Ferrari pour la première fois au palmarès du championnat du monde.
Pétoulet, pilote et vigneron
Le surnom de Trintignant, "Pétoulet", provient d'une anecdote mémorable : lors d'une course, son moteur hésitait à démarrer, et des crottes de souris furent découvertes après démontage. En provençal, les "pétoules" sont à l'origine de ce nom. Il remporte les 24 heures du Mans en 1954, double la victoire à Monaco en 1955 et 1958, participant à un total de 82 Grands Prix de Formule 1.
Après sa carrière sportive, Maurice se lance dans la viticulture dans le Gard, produisant des milliers de bouteilles de vin sous son surnom et occupant même le poste de maire à Vergèze, où il repose aujourd'hui.
Dans le Vaucluse, son héritage perdure à travers les routes, boulevards et souvenirs qui portent son nom. Son neveu, Jean-Louis Trintignant, figure emblématique du cinéma français, témoigne également de leurs racines communes dans cette région.
Malheureusement, Maurice Trintignant s'éteint à Nîmes en 2005, mais son nom demeure gravé dans l'histoire du sport automobile.







