Récemment, le tribunal administratif de Nîmes a statué concernant la "Croix de Corilou", imposant au maire de la petite commune de Robion, habitée par environ 4800 personnes, de déplacer cet emblème religieux vers un espace privé. Selon Ici Vaucluse, le maire a exprimé son intention de faire appel.
L'affaire a débuté en 2022 lorsque l'association La libre pensée a exigé le retrait de la croix, citant la nécessité de préserver la neutralité des espaces publics, d'autant plus qu'elle aurait été érigée après 1905, année de la séparation des Églises et de l'État. L'article 28 de cette loi interdit l'installation de signes religieux dans l'espace public.
"Tout le monde n'est pas catholique"
Le maire, Patrick Sintes, a justifié son refus de retirer la croix, soulignant la difficulté de déterminer sa date d'installation. Selon lui, cet élément du paysage local possède également une dimension mémorielle, ayant été restaurée après le meurtre tragique d'une jeune habitante en 2017.
Jacques Fassié, secrétaire départemental de La libre pensée, a réagi en déclarant : "Tout le monde n'est pas catholique et tout le monde n'a pas envie de voir la campagne parsemée de monuments religieux ou de croix." Il a également précisé que l'association interviendrait de la même manière pour toutes les religions qui tenteraient d'imposer des constructions religieuses dans l'espace public, car cela viole la loi.
Ce n'est pas la première fois que des demandes similaires aboutissent favorablement dans le cadre de la législation française. Par exemple, la Fédération morbihannaise de La libre pensée avait obtenu un jugement |du Conseil d'État en 2017, qui avait ordonné le retrait d'une croix sur un monument en hommage à Jean-Paul II à Ploërmel.







