À Morlaix, dans le Finistère, l'association À pied, à vélo (Apav) exhorte les candidats des élections municipales de 2026 à renforcer la sécurité pour les piétons et les cyclistes. Michel Péron et Pascal Cadiou, représentants de l'Apav, ont élaboré un manifeste destiné à définir des propositions concrètes pour améliorer la mobilité douce dans la ville.
« Arrêtons de prendre des demi-mesures, nous voulons un engagement solide des futurs élus en faveur d'un vaste plan de mobilité. C'est essentiel pour encourager les usagers à adopter de nouvelles pratiques », soulignent-ils avec insistance.
Réduire la vitesse : une nécessité
Parmi leurs demandes, l'association plaide pour la mise en place généralisée des limitations de vitesse à 30 km/h à Morlaix, avec l'objectif de faire du 50 km/h une exception. Cette mesure repose sur des études montrant que la gravité des accidents est proportionnelle à la vitesse des véhicules. En effet, le risque de décès d'un piéton est multiplié par huit en cas de choc à 50 km/h par rapport à 30 km/h.
Les membres de l'Apav envisagent également un plan de circulation visant à réduire le transit motorisé en centre-ville, tout en favorisant les déplacements à vélo dans la communauté de Morlaix. Une telle stratégie pourrait transformer le paysage urbain et rendre Morlaix plus accueillante pour les usagers non motorisés.
La sécurité routière aux abords des écoles
Pour garantir un environnement paisible, l’Apav se concentre sur la sécurité autour des établissements scolaires, en suggérant d'interdire toute circulation automobile aux heures de sortie. Michel Péron évoque l'importance de savoir circuler à vélo, un savoir-faire qu'il considère aussi crucial que l’apprentissage de la natation.
De plus, l'association s'appuie sur la loi d'Orientation des mobilités adoptée en décembre 2019 pour exiger la mise en œuvre d'un espace de cinq mètres sans stationnement aux passages piétons.
Enfin, l’association rappelle la promesse faite lors des dernières élections municipales de 2020 concernant la création d'un comité impliquant piétons, cyclistes et usagers de la route. Un appel fort pour une gouvernance inclusive qui pourrait vraiment faire la différence pour la mobilité à Morlaix.







