La Suède face au défi de la compétitivité : dire non à la préférence européenne

La Suède rejette l'idée de la préférence européenne pour privilégier la libre concurrence.
La Suède face au défi de la compétitivité : dire non à la préférence européenne
L'ambassadrice de Suède en France rappelle l'opposition de Stockholm à l'idée de préférence européenne.

Promouvoir la compétition plutôt que le protectionnisme, telle est la position affichée par la Suède à l'égard de l'idée de préférence européenne avancée par le président français Emmanuel Macron. Caroline Vicini, ambassadrice suédoise à Paris, a réaffirmé cette position le 13 février 2026 à l'issue d'un sommet des dirigeants européens centré sur la compétitivité économique de l'Union.

Évoquant le besoin urgent de relancer l'économie du vieux continent, elle a précisé que l’instauration de subventions pour les entreprises locales ne recueille pas l'adhésion de tous. La Suède, aux côtés des Pays baltes, de la Finlande et des Pays-Bas, milite pour une approche axée sur le libre-échange comme levier de croissance.

Une feuille de route pour déréguler

"Certaines entreprises intègrent déjà des matières provenant de l'extérieur dans leur production. Cela soulève des questions complexes", a-t-elle précisé, soulignant les difficultés éventuelles de réguler de telles situations. À l'heure où l'Europe s'efforce de simplifier sa réglementation, le maintien d'un protectionnisme local pourrait freiner ces avancées, selon les déclarations de Vicini.

Reconnaissant que certaines entreprises pourraient être laissées pour compte face à la concurrence internationale, elle a déclaré : "Il faut être prêt à cela". Cette affirmation rappelle les propos de son Premier ministre, Ulf Kristersson, qui dans une interview au Financial Times, a exprimé une aversion pour la protection des entreprises européennes déficientes en compétitivité.

Vicini a également insisté sur l'importance d'accéder aux marchés financiers globaux, incitant les entreprises européennes à chercher des investissements aux États-Unis pour dynamiser leur développement.

Au-delà du libre-échange, la Suède appelle à un renforcement de l'innovation dans les entreprises, tout en notant que très peu de pays respectent l'objectif d'investir au moins 3 % de leur PIB dans la recherche. À la lumière de ces enjeux, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, présentera une feuille de route pour l'Union des marchés des capitaux (UMC) lors du sommet européen prévu en mars.

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