Mort de Quentin Deranque : le ministre renforce la sécurité dans les universités

La sécurité dans les universités resserrée après la tragédie de Lyon.
Mort de Quentin Deranque : le ministre renforce la sécurité dans les universités
L’Institut d’études politiques (Sciences Po) de Lyon, le 16 février 2026. OLIVIER CHASSIGNOLE/AFP

La tragédie survenue à Lyon a conduit le ministre de l’enseignement supérieur, Philippe Baptiste, à annoncer des mesures strictes concernant les événements organisés dans les universités. En réaction à la mort tragique de Quentin Deranque, un jeune militant d’extrême droite, il a déclaré qu’aucun meeting ne se tiendrait si la présence d’un risque pour l’ordre public était constatée.

Dans une interview accordée à BFM-TV le 17 février, M. Baptiste a expliqué : « Avec les risques qui sont aujourd’hui tristement très clairs, il n’y aura pas d’autres meetings de ce type dans les établissements. » Il a également indiqué qu'une circulaire avait été adressée aux préfets et aux recteurs pour renforcer cette vigilance. Néanmoins, la décision finale reviendra aux présidents d’université.

Le ministre a souligné l’importance de ne pas permettre à des discours enflammés de provoquer des violences : « Ce n’est pas possible de continuer à avoir cela au sein des établissements. » Cette déclaration souligne une volonté de protéger les étudiants et de maintenir un climat pacifique sur les campus.

Des lésions mortelles constatées

Le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, a confirmé lors d’une conférence de presse l’ampleur de la violence dont a été victime Quentin Deranque. Les résultats de l’autopsie ont révélé un « traumatisme crânio-encéphalique majeur », rendant ses blessures irréversibles. Selon des experts, « ces lésions étaient mortelles à brève échéance ».

Face à la gravité des faits, le parquet a décidé de qualifier l’enquête de « homicide volontaire », aggravée par des circonstances telles que l’usage d’armes et la dissimulation des visages. Les enquêteurs poursuivent leur travail, en interrogeant une quinzaine de témoins et en analysant des vidéos pour établir les détails des événements.

Le collectif Némésis, proche de l’extrême droite, a accusé des militants antifascistes d'être responsables de l'agression. En revanche, ces derniers, issus de la Jeune Garde défendue par Raphaël Arnault, ont nié leur implication, précisant qu'ils avaient suspendu toutes leurs activités en raison d'une procédure de dissolution en cours.

Philippe Baptiste a exprimé son indignation face à cette montée de la violence, déclarant qu’elle découlait d’un discours politique de plus en plus agressif. Il a mentionné : « Il existe une responsabilité morale de LFI extrêmement forte », soulignant ainsi les dangers que peuvent représenter certains discours dans l'espace public.

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