Une récente étude menée par le collectif citoyen Basta révèle que 79% des Marseillais estiment leur ville "très sale". Ce baromètre, qui a rassemblé les réponses de 3 743 participants à 48 questions, se penche sur la propreté de la deuxième plus grande ville de France.
Pas d'amélioration globale ces cinq dernières années
Alors qu'une majorité des répondants, soit 86%, affirment qu'il n'y a eu aucune amélioration notable en cinq ans, certaines avancées comme l'optimisation du tri des déchets et la propreté des plages sont reconnues. Les rues et les sols de Marseille, cependant, sont souvent décrits comme "très sales". Des problèmes critiques tels que la collecte des déchets, la nécessité d'une meilleure gestion des services et le coût exorbitant de 230 euros par habitant en moyenne, sont mis en avant par le collectif.
Des solutions prioritaires à mettre en place
Selon Félix de Monts, fondateur de Basta, il est impératif de favoriser la coopération entre la mairie et la Métropole. Il suggère qu' « un élu marseillais soit chargé de coordonner toutes les initiatives liées à la propreté ».
Parmi les recommandations figurent : nettoyer plus fréquemment les rues, augmenter le nombre de poubelles et corbeilles, améliorer la fréquence des collectes de déchets et sanctionner les dépôts sauvages. Pour faire bouger les lignes, le collectif appelle également les candidats aux prochaines élections municipales à signer un pacte d'engagement axé sur la propreté de Marseille, afin de garantir une amélioration tangible.
Le constat est clair : sans actions immédiates et coordonnées, l'espoir d'une ville plus propre semble s'éloigner. Comme le souligne Le Monde, "propreté et cadre de vie sont étroitement liés au bien-être des citoyens". Ce défi semble de plus en plus urgent alors que Marseille aspire à redorer son image et à garantir un environnement sain à ses habitants.







