"La sécurité, c'est la priorité de l'État !" a déclaré Laurent Hottiaux, préfet des Alpes-Maritimes, lors de sa conférence de presse tenue ce mercredi 18 février 2026. Il a présenté les résultats globaux de la sécurité pour l'année 2025. Les problèmes de trafic de drogue, de délinquance, de cambriolages, et de sécurité routière ont été abordés de manière détaillée à la préfecture de Nice, au Palais des rois sardes, en présence de plusieurs autorités, dont le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli.
Lutte accrue contre le trafic de drogue
Pour les bonnes nouvelles, les statistiques montrent une baisse des violences dites "du quotidien" à Nice et dans le département. Le préfet a noté que la délinquance sur la voie publique a diminué de plus de 3%. "Les cambriolages ont considérablement baissé, tout comme les violences et les vols de véhicules," a-t-il affirmé. Par ailleurs, il a reconnu l'efficacité des actions menées par les forces de l'ordre dans la lutte contre le trafic de drogue : "Nous avons réduit de moitié le nombre de points de deal au cours des quatre dernières années. Nous agissons à la fois d'un point de vue répressif et sanitaire pour les consommateurs." Il vise à démanteler le point de deal des Moulins à Nice d'ici la fin de l'année.
Les violences conjugales et intrafamiliales en hausse
Malgré ces avancées, certains indicateurs restent préoccupants. Les violences conjugales et intrafamiliales ont augmenté de 14% en 2025 par rapport à 2024. "La libération de la parole et la facilitation des dépôts de plainte expliquent cette hausse, et c'est une priorité pour nos services," a ajouté le préfet. En ce qui concerne les homicides, il a été signalé qu'ils incluent cinq féminicides dans le département en 2025.
Un autre sujet de préoccupation demeure : les accidents de la route. Damien Martinelli a fait part de son inquiétude : "Nous constatons une augmentation des poursuites en matière de délinquance routière, représentant 25% des cas cette année contre 23% l'année précédente." Environ sept individus sont déférés quotidiennement au tribunal judiciaire pour des infractions liées, notamment, à des refus d'obtempérer.
En analysant la sécurité routière, la vitesse demeure le principal facteur de risque, suivi de l'inattention et de la conduite sous l'influence d'alcool ou de drogues. Le préfet a également souligné la montée de la conduite sous protoxyde d'azote, particulièrement chez les jeunes, comme une grave préoccupation.







