Ce samedi, Lyon accueillera une marche en hommage à Quentin Deranque, un militant nationaliste tragiquement décédé le 12 février dernier lors d'une rixe. Entre 2.000 et 3.000 participants sont attendus, et le parcours partira de la place Jean-Jaurès pour se terminer rue Victor Lagrange, site de l'agression mortelle. Le dispositif policier sera renforcé pour assurer la sécurité de l'événement, malgré des appels à l'interdiction de la manifestation, comme l'a signalé Le Progrès.
La préfecture du Rhône a confirmé que la marche est autorisée, sous la condition de respecter un caractère pacifique. Selon un communiqué de l’Etat, l’organisatrice s’est engagée à ce que l'événement ne présente aucun aspect politique.
Les visages de l'organisation
La marche est orchestrée par Aliette Espieux, coorganisatrice et militante anti-avortement. Elle a réaffirmé que cet hommage ne doit pas devenir une tribune politique. Espieux, ancienne porte-parole de la Marche pour la vie, a été liée à des groupes aux idées pro-vie et se considère comme une "féministe pro-vie".
Dans un contexte tendu, son époux, Eliot Bertin, ancien leader du groupe d’extrême droite Lyon Populaire, est sous le coup d'accusations judiciaires pour des violences liées à une conférence antérieure. Aliette Espieux a fermement contesté les étiquettes collées à son mari, estimant que les allégations de néonazisme seraient poursuivies pour diffamation. Cependant, plusieurs groupes d'extrême droite, y compris des nationaux du territoire, aient annoncé leur présence lors de la marche, exacerbant les inquiétudes de débordements.
Des inquiétudes grandissantes
Des mouvements d'extrême droite tels que Némesis et Action Française ont également prévu d’y participer, ravivant les craintes d'affrontements. En outre, des militants venus d'autres pays européens, dont certains autoproclamés néonazis, sont attendus, selon des discussions sur les réseaux sociaux.
Alors que des tensions palpables se ressentent dans le climat social, la famille de Quentin Deranque a décidé de ne pas se rendre à la marche, exprimant leur rejet de toute violence politique par l'intermédiaire de leur avocat. Ils ont appelé au calme, soucieux des possibles échos violents que cet événement pourrait entraîner.







