Alors que la vigilance rouge reste maintenue dans trois départements, une lente décrue se profile dans l'Ouest de la France. Les élèves de la zone A ont retrouvé le chemin de l'école presque comme d'habitude, malgré les récents événements climatiques.
La Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire et la Charente-Maritime demeurent sous haute vigilance, tandis que la Sarthe et la Charente sont en alerte orange, selon les rapports de Météo-France. De son côté, la Vendée affiche un retour à un niveau jaune.
Les autorités, incluant Vigicrues, alertent sur le risque d'inondation autour des cours d'eau en vigilance orange ou rouge, mettant en avant des débordements significatifs qui persisteront encore pour au moins 24 heures.
Dans le secteur de la Nouvelle-Aquitaine, la situation est légèrement plus sereine. En Gironde, les autorités académiques ont signalé qu'"aucune école n'est sous l'eau", tandis que dans le Lot-et-Garonne, les élèves de deux établissements inondés ont été redirigés vers des écoles voisines, comme indiqué par le rectorat. Cependant, la rentrée a pris un tournant inattendu à Courcoury en Charente-Maritime.
À Courcoury, petite commune de 730 habitants, le ramassage scolaire a été adapté de manière inhabituelle, s’effectuant avec des véhicules de gendarmerie pour transporter les collégiens vers leurs bus habituels. "C'est une sacrée aventure!" s'enthousiasme Anne-Laure, une mère d'élève. "On se lève plus tôt, mais nous gardons le sourire car nos maisons ne sont pas inondées, ce qui est déjà une chance," ajoute-t-elle.
Mathéo, 12 ans, partage son point de vue sur ce moyen de transport alternatif, le jugeant même amusant. Le maire de la commune, Eric Bigot, souligne lui aussi que ce système est plus sûr en pleine "crue exceptionnelle cette année".
Du côté de Saintes, cependant, la rentrée n'a pas été aussi paisible. Selon Bruno Drapron, le maire, la circulation difficile a engendré des complications, entraînant la fermeture de trois écoles. Les élèves ont été répartis dans d'autres classes, et l’inondation a touché 1.380 maisons.
La Croix-Rouge a déployé des équipes d'intervention, avec trois bateaux dédiés à apporter de l'aide aux sinistrés, leur fournissant des repas et un soutien moral à domicile. Samuel Saint-Maxent, l’un des responsables de la Croix-Rouge, note que c'est la première fois qu'une brigade nautique est mobilisée pour une catastrophe climatique en France.
Plus au nord, le maire des Ponts-de-Cé, Jean-Paul Paville, observe une décrue "lente mais réelle". La situation s'améliore avec un abaissement de la Loire de 20 à 30 cm par jour. Cependant, des préoccupations demeurent concernant la gestion des déchets et les démarches à entreprendre pour soutenir les personnes touchées.
À Angers, l’eau commence également à baisser, et des initiatives locales, comme celle d'une pizzeria qui a distribué des repas gratuits, montrent une solidarité face à l’adversité. Le maire de Saint-Georges-sur-Loire, Philippe Maillart, rappelle que l'ordre d'évacuation reste valable pour les 300 résidents concernés par la menace de rupture de digue.
Des experts du GIEC soulignent que l'augmentation de la fréquence et de l'intensité des précipitations, due à l'évolution climatique, n'est pas sans conséquences, aggravant les risques d'inondation. En parallèle, la destruction des zones naturelles joue également un rôle dans la gravité de ces événements.
Face à cette situation complexe, les autorités et les habitants continuent de faire preuve de résilience, tout en espérant une stabilisation de la météo dans les jours à venir.







