Le 24 février 2026 marquera une date clé avec le vote solennel des députés concernant la loi sur la fin de vie. Ce texte, en deuxième lecture à l'Assemblée nationale, représente un espoir pour de nombreux malades en phase terminale et pour l'association pour le droit à mourir dans la dignité des Bouches-du-Rhône. Gilles Gauthier, délégué départemental de cette association, a partagé son point de vue sur cette question sensible.
Le contexte législatif a été tumultueux : la première lecture au Sénat a vu le rejet de l'article sur l’institutionnalisation du droit à mourir. Cependant, ces derniers jours ont apporté des amendements importants, dont celui permettant à un patient de désigner un soignant pour administrer une substance létale. Pour Gilles Gauthier, cela constitue un pas dans la bonne direction. "Il y a eu des tentatives d'obstruction, mais aujourd'hui, nous constatons une avancée", explique-t-il.
La question du choix entre suicide assisté et euthanasie est centrale dans le débat. Avec plus de 2000 amendements examinés, Gauthier souligne que les modifications concernant les soins palliatifs et la loi sur la fin de vie ne seront validées qu'une fois le texte adopté dans son intégralité. "Les malades doivent avoir le choix, et nous progressons vers ce droit fondamental", déclare-t-il.
Pour encourager les députés à soutenir cette loi, l'association a contacté tous les élus des Bouches-du-Rhône. "Nous rappelons l'importance d'instaurer un droit à choisir comment terminer sa vie, comme cela se fait déjà dans plusieurs pays européens", affirme Gauthier. En effet, des législations similaires existent dans des nations comme la Belgique ou les Pays-Bas, où les lois sont bien intégrées dans le Code de la santé publique.
Gauthier se montre optimiste : "Malgré l'appréhension, l'Assemblée a déjà voté des dispositions sur les soins palliatifs à l'unanimité. Les sondages révèlent que la majorité des Français soutient cette loi, et nous espérons que les parlementaires écouteront cette volonté populaire". Il souligne également que de nombreux malades souffrent quotidiennement, pressant à l'élaboration de cette législation cruciale.
Enfin, Gauthier insiste sur l'urgence de faire évoluer les mentalités et les lois afin de respecter le souhait des personnes en fin de vie. "Nous attendons ce vote avec espoir, car il pourrait changer la vie de nombreuses personnes", conclut-il.







