L’acteur de 24 ans, couronné l’an passé lors des César pour son rôle dans « L’Histoire de Souleymane », continue d’osciller entre ses deux métiers de mécanicien et d’acteur. Bien qu’il n’ait pas encore tourné de nouveau film depuis sa victoire, il a récemment été recruté dans une société parisienne de location de matériel, tout en poursuivant activement des castings.
« J’ai deux métiers : mécanicien et acteur », déclarait-il l’année dernière. À cette époque, Abou travaillait dans un garage en Picardie. Rappelons qu’il avait précédemment remporté un prix au Festival de Cannes pour son interprétation émouvante du livreur sans-papiers à Paris, un récit qui résonne profondément avec son propre parcours, lui-même migrant guinéen arrivé à seulement 15 ans. Il se trouve aujourd'hui menacé d'expulsion, avec un permis de séjour temporaire.
Le 28 février 2025, sur la scène de l’Olympia, il a reçu le César du meilleur espoir masculin. Son discours poignant a marqué les esprits : « De 2017 jusqu’en avril 2023, j’avais presque plus de vie. (…) Je vivais parmi les gens, mais je ne me considérais pas comme un être humain ». Il a aussi remercié l’équipe de « L’Histoire de Souleymane » pour leur soutien à son intégration dans la société française.
Ce film lui a permis de rembourser ses dettes et a suscité en lui un désir ardent d'explorer de nouveaux rôles dans le cinéma. Alors qu'il attendait des nouvelles d'une série à venir, il ne perdait pas de vue ses engagements en mécanique. « Je peux continuer à travailler dans la mécanique. Parfois, dans le cinéma, il y a des périodes sans travail », déclarait-il précédemment.
Il espère obtenir un titre de séjour longue durée
Un an après, la situation d’Abou Sangaré demeure complexe. Malgré les tentatives infructueuses de le joindre récemment, il a été rapporté par Ouest-France et Le Courrier picard qu'il a réussi à renouveler son titre de séjour salarial. Actuellement basé à Amiens, il continue de travailler sur Paris.
Dans une récente interview, Abou a évoqué un projet de film intitulé « Diable noir », réalisé par Ladj Ly, célèbre pour son film « Les Misérables ». Prévu pour explorer l’histoire fascinante d’Alexandre Dumas, il devait initialement partager l’écran avec des stars comme Omar Sy et Vincent Cassel. Malheureusement, un problème de passeport a mis fin à sa participation.
« Avant de me consacrer pleinement à l’acteur, je dois d'abord obtenir un titre de séjour stable, c'est pourquoi je continue à travailler », a-t-il affirmé à « Ouest-France ». Tout en cherchant à se former davantage à la comédie, il garde l’espoir de continuer à réaliser son rêve de cinéma.







