L'essentiel
- Cette semaine, la vigilance pollinique est plus que jamais d'actualité dans le sud de la France.
- Le printemps annonce le retour des allergies, surtout celles liées aux cyprès et aulnes.
- Particulièrement présents autour de la Méditerranée, les cyprès accentuent le risque local.
La saison des allergies au pollen est bel et bien lancée. Alors que l'été attend encore son tour, les symptômes du rhume des foins font leur apparition, avec nez qui coule, éternuements et démangeaisons. Selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), 30 % des adultes et 20 % des enfants de plus de 9 ans sont touchés par ces allergies.
Dans le sud de la France, l'observatoire de la qualité de l'air AtmoSud a déjà tiré la sonnette d'alarme. Cette semaine, le risque pollinique est jugé "élevé voire très élevé" dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Damien Piga, responsable des relations extérieures chez AtmoSud, affirme que "le lancement de la saison pollinique dépend des conditions météorologiques. Après plusieurs semaines de pluie, le temps doux favorise la floraison des végétaux".
Trop tôt ?
À Nice, Toulon, Avignon et même Marseille, les niveaux de pollens de cyprès et d’aulnes sont préoccupants. Les experts dédramatisent, indiquant que cette situation est habituelle : "D'une année à l'autre, cela varie en fonction de la météo, mais nous entrons dans la période classique des pollens de cyprès", souligne Piga.
Le cyprès, omniprésent sur le littoral méditerranéen, est une source d'inquiétude pour trois quarts des personnes allergiques dans cette région. L'aulne, pour sa part, constitue un niveau de fond national, mais contribue à des pics dans certains endroits, comme l'a noté AtmoFrance.
Aérer avec précaution
Pour ceux qui souffrent d'allergies, les semaines à venir promettent des défis similaires. Damien Piga prédit : "Tant que la météo reste clémente, la situation perdurera". Cependant, il rappelle que le cyprès ne pollinise pas en continu. À Marseille, les graminées feront leur apparition fin mars, suivies des chênes avec l'arrivée véritable du printemps.
Pour minimiser les répercussions sur la santé, AtmoSud, en collaboration avec l'ARS, recommande prudence et vigilance. Il est conseillé d'éviter l'exposition à la pollution, à l'extérieur comme à l'intérieur, tout en suivant le traitement prescrit. Concernant l'aération du domicile, il est préférable de le faire tôt le matin ou tard le soir, lorsque le pollen est moins actif.







