La 51e cérémonie des César a eu lieu jeudi dernier, mettant en lumière des films marquants tels que "Nouvelle Vague", qui a remporté quatre prix, tandis que "L'Attachement" s'est imposé avec trois récompenses, dont celle de meilleur film. Cette soirée a également marqué un hommage poignant au peuple iranien, en proie à une répression douloureuse.
La présidente de l'événement, Camille Cottin, a dédié la cérémonie "à tous les peuples luttant pour la liberté". Des invités ont affiché leur soutien au peuple iranien en portant des épinglettes sur le tapis rouge.
Golshifteh Farahani, actrice franco-iranienne, a rendu un hommage vibrant au peuple iranien lors de la remise du prix du meilleur scénario original. Tout de noir vêtue, elle a évoqué la lutte courageuse d'un peuple souvent isolé, armé de sa seule culture et de son courage, pour obtenir sa liberté.
Le réalisateur iranien Jafar Panahi, lauréat de la Palme d'or au dernier Festival de Cannes, a assisté à l'événement malgré sa récente condamnation à un an de prison dans son pays.
Vimala Pons et Pierre Lottin, ayant chacun remporté un César du meilleur second rôle, ont également exprimé leur solidarité envers les Iraniens en recevant leur trophée.
La soirée a été couronnée par la victoire de "Nouvelle Vague". Ce film, qui revisite le tournage du classique "À bout de souffle" des années 1950, a été le plus récompensé.
Richard Linklater a été honoré du César de la meilleure réalisation. S'exprimant par l'intermédiaire de l'acteur Guillaume Marbeck, il a déclaré : "Ceci est un honneur presque écrasant".
En parallèle, "L'Attachement", réalisé par Carine Tardieu, a remporté trois prix, dont celui du meilleur film. Tardieu a mentionné que son œuvre explore les liens entre les individus dans une société souvent divisée.
Le récit suit l'histoire d'une femme qui devient progressivement une figure maternelle auprès des enfants de son voisin récemment endeuillé.
Parmi les lauréats, Léa Drucker a reçu son deuxième César de la meilleure actrice pour son rôle dans "Dossier 137", une performance rarissime qui la place dans le cercle restreint des actrices emblématiques comme Isabelle Huppert et Catherine Deneuve.
Laurent Lafitte, quant à lui, a remporté son premier César pour son interprétation dans "La femme la plus riche du monde", un rôle flamboyant inspiré de François-Marie Banier.
La cérémonie a également été l'occasion de rendre hommage à Jim Carrey, qui a reçu un César d'honneur des mains de Michel Gondry, notable réalisateur français.
Carrey, reconnu pour ses comédies emblématiques des années 90, a remercié l'Académie dans un discours entièrement en français.
Un hommage bref a été rendu à Brigitte Bardot, figure emblématique du cinéma, suite à son décès, mais cet hommage a été accueilli par quelques huées, nombreux étant ceux qui lui reprochent ses liens avec l'extrême droite.
Catherine Pégard, la nouvelle ministre de la Culture, était également présente, et l'acteur Emmanuel Curtil a profité de l'occasion pour aborder la protection des artistes à l'ère de l'intelligence artificielle.
Enfin, Franck Dubosc a remporté son tout premier César pour le meilleur scénario original avec "Un ours dans le Jura", offrant ainsi une nouvelle reconnaissance à son travail.







