Une employée française de l'Unicef a tragiquement perdu la vie à Goma, une ville de l'est de la République démocratique du Congo (RDC), contrôlée par le groupe armé M23 depuis janvier 2025.
La Mission des Nations unies en RDC (Monusco) a confirmé que cette travailleuse, avec deux autres civils, a été tuée par une attaque de drone. L'Unicef s'est dit "profondément bouleversé" par la perte de Karine Buisset, prise pour cible lors de cette violente offensive.
Le porte-parole du M23, qui opère avec le soutien présumé du Rwanda, a rejeté la responsabilité de l'attaque sur l'armée de la RDC. Cette dernière, présente dans la région, a annoncé l'ouverture d'une enquête sur l'incident, se disant profondément attristée par le décès de Karine Buisset et rendant hommage à tous les travailleurs humanitaires.
Le ministère français des Affaires étrangères a également demandé une enquête indépendante. "La France est prête à contribuer à cette enquête", a-t-il déclaré, soulignant l'importance de la transparence dans cette affaire tragique.
Malgré des frappes régulières menées par les forces congolaises sur le M23, la situation sécuritaire demeure précaire. Des témoins ont indiqué avoir entendu des bruits de drones au moment de l'attaque qui a visé le quartier résidentiel de Himbi, où de nombreux expatriés et personnel humanitaire résident.
Des sources locales évoquent la possibilité que la maison de Karine ait été frappée par erreur. Un travailleur humanitaire présent lors de l'incident a rapporté avoir entendu deux détonations, et des professionnels sur le terrain ont constaté des dégâts significatifs à la résidence.
En réponse à cet événement tragique, le président français Emmanuel Macron a exprimé son soutien aux proches de la victime et a appelé au respect du droit humanitaire. Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, a également exprimé son indignation, soulignant que le personnel humanitaire ne devait jamais être ciblé dans un conflit.
Malgré les accords de paix fragiles signés sous l'égide de Washington, les combats persistent en RDC. La situation reste volatile et complexe, rendant difficile tout espoir d'une résolution immédiate du conflit, alors que des sanctions contre l'armée rwandaise ont été imposées par les États-Unis pour son soutien présumé au M23.
Alors que le climat de violence perdure, l'unité et la sécurité des travailleurs humanitaires sont plus que jamais en danger. L'appel à la paix et la protection des civils dans les zones de conflit restent cruciaux pour éviter d'autres tragédies.







