Les investigations autour de l'assassinat de Mehdi Kessaci à Marseille progressent significativement. Le 28 mars, six individus ont été interpellés et mis en examen pour meurtre en bande organisée, marquant une avancée majeure dans ce dossier troublant.
Pour les enquêteurs, le nom de la DZ Mafia pourrait être associé à ce crime. Les six personnes interpellées, comprenant cinq hommes et une femme, n'ont pas exécuté le meurtre mais avaient pour mission de surveiller les mouvements de Kessaci. Ces suspects ont été appréhendés tant dans la région marseillaise que dans l'Hérault.
Le drame s'est produit le 13 novembre 2025, quand Mehdi Kessaci, âgé de seulement 20 ans et sans lien avec le trafic de drogue, a été abattu de plusieurs balles en pleine journée. Selon les informations rapportées par le journaliste Xavier Monnier de Blast, les suspects jouaient un rôle logistique, assurant le transport et la dissimulation des armes, ainsi que la coordination nécessaire à l'opération criminelle : "Ils fournissent ou font circuler les armes et les véhicules, ou même dirigent les tireurs".
Un crime d'intimidation
Cette avancée réjouit de nombreux habitants de Marseille, qui ne cachent pas leur soulagement. Un témoin a déclaré : "Il était temps qu'on les attrape, car tuer quelqu'un comme ça, qui n'a rien fait, est inacceptable". Une autre personne espère que d'autres suspects seront également identifiés : "C'est sûrement un réseau plus vaste".
La nature de ce crime semble être liée à une intimidation dirigée contre son frère Amine, un acteur important dans la lutte contre le narcotrafic, qui est maintenant sous protection renforcée. Ironiquement, les mises en examen sont intervenues le même jour où Amine Kessaci a été nommé adjoint au maire de Marseille. "Pour ce conseil, ma pensée va d'abord à mon petit frère Mehdi", a-t-il déclaré.
Les autorités continuent de rechercher les tireurs et les commanditaires, déterminées à faire toute la lumière sur cette affaire complexe et tragique.







