Samedi 28 mars, le magasin Alinea de Saint-Egrève (Isère) a définitivement fermé ses portes, marquant la fin d'une ère pour l'enseigne d'ameublement, mise en redressement judiciaire. Selon France Bleu, le tribunal de commerce de Marseille pourrait prononcer la liquidation de l'entreprise la semaine prochaine.
Depuis son ouverture en 1998, ce magasin a été un pilier pour ses employés, qui ont vu de nombreux collègues faire un parcours professionnel non négligeable. Parmi ces salariés, Blandine Brill, qui a consacré près de 22 ans à Alinea, témoigne de sa peine face à cette closure. "Là, c'est vraiment la fin, il n'y a plus rien," confie-t-elle. "C'était difficile ce matin de réaliser que l'on ne reviendra jamais ici."
Blandine, employée depuis 22 ans, a évolué dans divers postes, que ce soit comme serveuse, cheffe de cuisine ou encore dans le commerce. Elle explique : "L'ambiance et la solidarité entre collègues étaient tellement excellentes que je n'ai jamais voulu partir." Sa voix tremble alors qu’elle partage ce moment douloureux.
A l’initiative de son mari, qui a perçu sa tristesse, Blandine a contacté le média local pour faire ses adieux et tourner la page. Elle souligne la grande implication que son équipe a apportée jusqu’au dernier moment : "On a accompagné les clients jusqu'au bout. On voulait finir correctement notre mission," témoigne-t-elle. Les derniers acheteurs ont également laissé des mots de réconfort pour Blandine et ses collègues, touchés par leur dévouement.
Le groupe Mulliez (Auchan, Décathlon, Leroy Merlin), propriétaire d'Alinea, a placé la société en redressement judiciaire en novembre dernier, menaçant les emplois de 1200 salariés. Blandine, malgré son chagrin, commence à envisager l’avenir : "On a commencé à faire nos CV. J’ai débuté à postuler et j'espère trouver quelque chose de plus près de chez moi sur le plateau du Vercors où j'habite," dit-elle avec un léger sourire.
Le lundi suivant, les employés restants se réuniront pour un dernier repas ensemble et pour vider leurs casiers. Dans un twist inattendu, la seule offre de reprise a été jugée insuffisante et a été rejetée par le tribunal, comme l’indique un message de direction consulté par l'AFP.







