au cœur des révélations troublantes du procès d’un plumassier accusé de crimes sur mineurs

Des témoignages poignants au cœur d'un procès qui interroge les relations de pouvoir.
au cœur des révélations troublantes du procès d’un plumassier accusé de crimes sur mineurs

L'ancien plumassier du Lido, accusé de viols et d'agressions sexuelles sur des mineurs, est au centre d'un procès révélateur. Ce mardi, devant la cour criminelle de Paris, l'une des deux victimes présumées, Baptiste, a témoigné d'une relation "sous emprise" qu'il a subie dès l'âge de 14 ans. À présent âgé de 33 ans, il a déclaré : "Petit à petit, il a tissé sa toile autour de moi, m'isolant de mon entourage et me mettant sous cloche."

Jean-Claude de Roo, 77 ans, est jugé pour des actes commis entre janvier 2007 et octobre 2010 à l'encontre de Baptiste, alors adolescent rêvant de devenir danseur, rencontré par l'intermédiaire d'une connaissance. L'environnement familial difficile de Baptiste, avec un père absent et une mère dépressive, l’a rendu particulièrement vulnérable, comme l’indiquent plusieurs sources locales.

"Je me suis dit que c'était peut-être la bonne étoile qui veillait sur moi", a-t-il partagé à propos de M. de Roo, qui se vantait de connaître des célébrités. Mais très vite, une relation abusive s'est installée. Baptiste a raconté comment, lors d'une séance photo en 2007, l’accusé a abusé de lui, en disant pour le rassurer : "Ne t'inquiète pas, je fais pareil avec mon fils". Ces mots marquent le début d'une emprise qui allait le détruire, a-t-il révélé avec émotion.

Les révélations continuent avec Baptiste, qui a précisé qu'il se sentait isolé, incapable de parler des abus. "Je n'avais personne à qui en parler", a-t-il confié. Un équilibre maladif s’est établi : à 15 ans, il s’installe chez de Roo à Paris, qui insista pour l'héberger, prétendant vouloir l'aider dans ses études. Dans ce cadre, Baptiste dormait dans le même lit que de Roo, soumis à un chantage affectif et appelé à le soutenir moralement.

Aujourd'hui, Baptiste se dit en proie à des pensées suicidaires intensifiées par les événements. Il a insisté sur le fait que Jean-Claude de Roo était son unique figure d’autorité. De son côté, l'accusé a toujours nié les accusations, évoquant une prétendue relation consentie, initiée par Baptiste à l’âge de 18 ans.

Respectant la procédure, le tribunal a aussi entendu Louison, une autre victime supposée. L’adolescent a rapporté avoir subi des attouchements lors d'une visite à la boutique de de Roo, ajoutant encore à la gravité des accusations.

Les nombreux témoignages et la stratégie de défense de de Roo, qui parle d'une machination orchestrée par des concurrents, plongent le procès dans un climat de tension inouïe. Ce mercredi, l’accusé devrait être interrogé pour tenter de faire la lumière sur cette affaire particulièrement troublante.

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