Chaque année, une somme conséquente de droits à la retraite est laissée de côté par les assurés. Malgré un intérêt croissant pour leur avenir financier, beaucoup semblent ignorer leurs droits, que ce soit pour les régimes obligatoires ou les plans d'épargne retraite supplémentaires. D'après le quotidien Les Echos, les contrats non réclamés concernent souvent ceux souscrits par les entreprises pour le compte de leurs salariés.
Un effort d'information renouvelé
Pour remédier à cette méconnaissance, l'Union Retraite a lancé plusieurs campagnes d'information avec des résultats positifs. Le rapport d'activité 2024 fait état de 13 millions d'euros récupérés en 2023 pour des droits non réclamés sur les régimes obligatoires. Ajoutons à cela 20 millions d'euros redistribués chaque année. Pour les générations ciblées lors de la campagne précédente, notamment celles nées en 1947 et 1948, près de 30 % des personnes contactées ont effectivement revendiqué leurs droits.
Du numérique au courrier postal
L'Union Retraite a décidé de privilégier la correspondance postale aux e-mails, jugés moins efficaces. En 2024, trois nouvelles générations (1949, 1950 et 1954) ont été ciblées, avec l'envoi de 160 000 lettres. Les critères de sélection comprenaient une pension minimale de 12 euros par mois et l'absence d'activité professionnelle depuis deux ans. Une autre initiative a été menée auprès des assurés de plus de 70 ans détenant des contrats d'épargne retraite, avec un premier envoi de 38 000 courriers.
Un intérêt croissant pour la retraite
Les données du rapport illustrent une attention accrue des Français pour leur retraite. En 2023, le site Info Retraite a enregistré 21,7 millions de simulations via l'outil "Mon estimation retraite", ce qui représente une augmentation de 155 % par rapport à 2021. Bien que ce chiffre soit inférieur au pic de 2023, toutes les demandes sont en forte hausse, notamment pour les départs à la retraite et les pensions de réversion.







